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Dans ce blog, il sera question de publier toutes les réflexions, articles, commentaires et opinions à caractère socio-économiques, politiques, culturels et religieux.


Le Pape, Vicaire du Christ (VICARIUS CHRISTI) ? Ou Vicaire de Pierre?

Publié par Gabriel MANZUKULA Mjrrdcongo sur 17 Août 2017, 12:15pm

Catégories : #Théologie de la libération, #Bible et Reflexion, #Pastoral, #Eglise, #Forum et Analyses, #Pape François

le vocable Vicarius Christi signifie, à prime à bord, l’envoyé, le messager ou le représentant

le vocable Vicarius Christi signifie, à prime à bord, l’envoyé, le messager ou le représentant

Par cet effort systématique, je me suis posé la question de savoir : qu’est-ce le titre de «  Vicaire du Christ » ? Ou soit, quelle signification revêt le titre de « Vicaire du Christ » ? Par cette question, je cherche, d’une part, à rendre raison de l’espérance qui est en nous (1Pierre 3, 15). D’autre part, à « manifester que la foi ne mutile pas l’homme mais l’élève à un ordre de connaissance des plus vraies et supérieures »[1]. C’est dans cette logique que je vais esquisser la réflexion sur le titre Vicarius Christi. Titre ou expression de la foi de l’Eglise basée sur une si longue et riche Tradition apostolique et de cette Tradition à Jésus de Nazareth, le Christ.

  1. La sémantique de l’expression Vicarius Christi et son apostolicité

Cette expression ne se trouve nulle pas dans le lexique binlique. Elle est une donnée de la foi dont la réalit& est biblique, théologique et ecclésiale. Sur le plan sémantique, le vocable Vicarius Christi signifie, à prime à bord, l’envoyé, le messager ou le représentant. Elle confère à la personne envoyée toutes les qualités nécessaires de celui qui envoi. Parce que « l’envoyé représente la personne de son maître et il a la même autorité, il doit être reçu comme le maître lui-même dont il est le fondé du pouvoir et dont il exerce les fonctions en son absence »[2]. De même, quand elle est appliquée, d’une manière générale, aux Apôtres par le fait que ceux-ci « vont représenter le Seigneur comme des signes de sa présence, car Il est toujours là, et c’est lui qui va continuer par eux à enseigner, sanctifier et conduire les fidèles »[3]. Il est à épingler d’une manière particulière que ce titre est a été conférer à l’apôtre Simon Pierre, fils de Jonas – Le Cephas. Cela lui a été conférer pour la simple raison de ses défauts, ses qualités, ses activités et sa place au sein des Douze »[4]. De préciser, le substratum de l’Eglise c’est le Christ lui-même. De Lui vient les Apôtres au sein desquels Simon Bar-Jona, le Kephas, reçoit de manière spéciale la charge de Vicarius Christi[5].

  1. Le fondement ecclésiologique

L’histoire de l’Eglise et/ou l’ecclésiologie nous enseigne qu’aux cours de siècle l’appellation Vicarius Christi a été utilisé pour désigner le Pape Nicolas III comme Vicaire de Dieu, Vicaire de Pierre. Un autre Pape, Gélase I porta le titre de Vicaire du siège apostolique. Cependant, la forme de ce titre Vicarius Christi, comme nous la connaissons et l’employons aujourd’hui, a été utilisée plus expressivement pour mettre la qualité papale du chef suprême de l’Eglise du Christ sur terre. Mandaté par Jésus le Nazaréen par biais des Apôtres et spécifiquement de Kephas, en tant successeur choisi par lui même le Maître de Sabat. Cela est attesté aussi par le pape Innocent III. Ce titre est appliqué à l’évêque de Rome car, du point historique et de la Tradition de l’eglise, il siège sur la chaire de saint Pierre en vertu de la bienfaisance divine pour enseigner le Verbe et affermir ses frères dans la foi.

  1. Le fondement théologique

Du point de vue théologique, ce titre papal,héitié de la communauté apostolique et attesté par les Ecritures, et utilisé au cours de l’histoire de l’Eglise, est de nature sacramentelle, apostolique et pastorale (Mt 16, 19 ; Lc 22, 32 et Jn 21, 16-17). En tant qu’envoyé et représentant du Christ sur terre et à l’instar de Pierre et les Onze, ce titre est un signe et moyen d’unité pour ceux qui suivent Jésus de Nazereth et de son Eglise (Lumen Gentium 18 et 22).

En claire, l’expression Vicarius Christi, comme je l’avais affirmé, signifie simplement l’envoyé, le messager, la représentant. Ce vocable englobe en son sein deux réalités de la vie de la cpmmunauté apostolique qui garantissent l’apostolicité ministérielle en la personne du Pape et en son tour, comme Kephas,  il est le garant de l’apostolicité doctrinale et sacramentelle qui se refère dans la dernière instance à Jésus, le Nazaréen, le Christ lui-même.

Proposition

La crise dans l’Eglise et dans la société, me semble – t – il, a une même origine. Celle de l’esprit d’indépendence. Car cet esprit rompt avec le lien essentiel et vital de toute forme d’autorité et tradition y compris celle d’un Dieu. L’expression Vicarius Christi et son hermeneutique, à mon avis, n’est pas un sujet à controverse. Cependant, l’appliquer seulement au Pape, c’est reduire l’Evangile et son action salvifique à la seule et unique personne du Pape. Néanmoins, il serait salutaire de l’appliquer d’une manière consciente et conséquente à tous les chrétiens sans distinction. Le Pape est aussi un chrétien.

Les trois thèses de la théologie systématique sur le « Pape comme Vicaire du Christ »

  1. Peut-on affirmer que : nier le Pape comme Vicaire du Christ c’est nier la réalité du Christ actif dans son Eglise aujourd’hui. Peut-on définir le Pape comme sacrement du Christ ?

 

  1. Quelle limite à la transmissibilité de ce titre ? Nous pouvons en effet constater que l’évolution de l’Eglise en agir pastoral semble se diriger vers un certain accomplissement du pape comme Vicaire du Christ de par la proximité et la simplicité de parole du Pape qui n’est pas reçu par tous, comme à l’époque de Jésus, le Nazaréen lui-même mais suscitant le questionnement.

 

  1. Le titre « Vicaire du Christ » se manifeste avec l’interpretation et l’appropriation de la plénitude pouvoir du Pape à la fois dans l’unité avec les évêques ainsi que dans sa place à la tête de toutes les églises. Comment les Papes pensent l’articulation entre la collégialité et leur primauté ? quelle est la limite de la transmissibilité du pouvoir du Christ donné à Pierre ? Comment penser le dialogue interreligieux et oeucuménique aujourd’hui alors que ce titre suppose le Pape à la tête de toutes les églises ? Devons-nous comprendre ce pouvoir uniquement limité en Occident et plus précisement à l’Eglise romaine ?
 

[1] Benoît-Dominique de la Soujeole, OP, Introduction au mystère de l’Eglise, Paris, Ed. Parole et Silence, 2006, p.342

[2] Congar Yves, Esquisses du mystère de l’Eglise, Paris, Cerf, p. 99.

[3] Benoît-Dominique de la Soujeole, OP, Introduction au mystère de l’Eglise, p. 593.

[4] Benoît-Dominique de la Soujeole, OP, Introduction au mystère de l’Eglise, p. 602.

[5] Benoît-Dominique de la Soujeole, OP, Introduction au mystère de l’Eglise, p. 603.

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