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Le blog de gmanzukula-alternatif-congolais.over-blog.com

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Dans ce blog, il sera question de publier toutes les réflexions, articles, commentaires et opinions à caractère socio-économiques, politiques, culturels et religieux.


Affaire ‘‘contrôle parlementaire’’: Minaku ramène les Députés de l’Opposition à la raison !

Publié par Gabriel MANZUKULA Mjrrdcongo sur 12 Juin 2013, 11:03am

Catégories : #Actualite

C’est une première. La pétition contre le Président de l’Assemblée nationale sera débattue à la plénière de ce mercredi 12 juin 2013, en son absence. Ladite plénière sera présidée par le doyen Mwando Nsimba. Minaku Ndjalandjoko l’a voulu ainsi. Mais bien avant, le Speaker de la Chambre basse du parlement a donné des garanties à ses pairs de l’Opposition qui avaient claqué la porte lundi dernier, l’accusant d’étouffer le contrôle parlementaire. Dans ses explications, lors d’une rencontre entre le Bureau et les élus de l’opposition, Minaku Aubin a fait savoir qu’il a sur sa table plus de 120 questions orales et autres motions initiées contre les membres du Gouvernement. Ceci nécessite une bonne gestion compte tenu du temps qui reste à la présente session ordinaire. Bien plus, certaines motions ont un caractère transversal qui nécessite la présence physique de plusieurs Ministres. Voilà pourquoi, il ne faudrait pas, estime Minaku, donner l’impression que le Parlement est là, pour empêcher systématiquement le Gouvernement à se mettre au travail. Un autre élément évoqué par l’élu d’Idiofa, c’est le dossier CENI qui avait un caractère urgent, au regard du délai de 45 jours fixé par la loi Organique modifiant et complétant la loi n°10/013 du 28 juillet 2010 portant organisation et fonctionnement de la CENI. Qu’à cela ne tienne, dès ce mercredi, une question orale avec débat sera inscrite à l’ordre du jour, avant qu’une autre n’intervienne le jeudi. Convaincus, les Députés de l’opposition ont décidé de reprendre leur place dans la salle de congrès du Palais du peuple.
L’Honorable Aubin Minaku Ndjalandjoko a réussi hier, mardi 11 juin 2013, à ramener les Députés de l’Opposition dans la Salle de Congrès du Palais du peuple. C’était à l’issue de la rencontre qui a mis aux prises le Bureau de l’Assemblée nationale et les groupes parlementaires de l’Opposition. A en croire l’Honorable Olongo Pongo Basile qui a fait l’économie de cette entrevue, le Speaker de la Chambre basse du parlement leur a révélé que le Bureau a enregistré plus de 120 questions orales avec débat et autres motions qui nécessitent une bonne gestion raison du timing restant à la présente session ordinaire.
Et, pour le Président Minaku, il ne faudrait pas donner l’impression que le Parlement est là, pour empêcher systématiquement le Gouvernement à travailler. D’autant plus que certaines de ces questions orales ou motions ont un caractère transversal qui nécessite la présence physique de plusieurs membres du Gouvernement. Par ailleurs, le dossier de désignation des membres de la CENI étant urgent, au regard du délai de 45 jours fixé par la loi Organique modifiant et complétant la loi n°10/013 du 28 juillet 2010 portant organisation et fonctionnement de la CENI, il était du devoir du Bureau de le liquider, avant de revenir sur d’autres matières inscrites à l’ordre du jour de la présente session parlementaire.
Aussi, après échanges fructueux, un compromis a-t-il été trouvé et que, dès aujourd’hui, une question orale sera inscrite à l’ordre du jour de la plénière, avant qu’une autre n’intervienne à son tour, demain ou après.
Une autre information importante, a révélé ‘‘Ndeko Basile’’, est que le Président Minaku a accepté que la pétition en circulation contre sa personne soit débattue, en son absence, à la plénière de ce mercredi qui sera présidée par le Vice-président, l’Honorable Mwando Nsimba.
Toutefois, l’Honorable Olongo ne se fait pas trop d’illusions. Il sait, et il l’a dit sur les antennes de la Rtnc, que c’est une formalité parce que l’Opposition est minoritaire et qu’il n’y a rien à craindre.
Quid de la Pétition ?
L’on rappellera qu’à l’initiative du MLC Kambinga Germain, Député élu de Kinshasa, une pétition contre l’Honorable Minaku a été déposée, ce mardi 11 juin 2013, au Bureau de la Représentation nationale. L’élu de la Lukunga et ses colistiers visent la déchéance du Speaker de l’Assemblée nationale, l’accusant d’étouffer le contrôle parlementaire.
Tout a commencé lundi dernier lorsque les élus de l’Opposition ont claqué la porte, après une motion de procédure de l’Honorable Kanku Bukasa Clément. «…Nous sommes inquiets à quelques jours de la fin de la session. Nul n’ignore que la représentation nationale a pour mission de contrôler le gouvernement et, à ce jour, tout ce que nous faisons est bloqué. Alors, dites- nous Honorable Président, quelle est notre mission en tant que Députés ?», s’était interrogé l’élu de Dibaya, du haut de la Tribune de l’Assemblée nationale.
Du trafic de motions
Dans l’opinion, des interrogations foisonnent au regard du nombre beaucoup plus élevé des questions orales avec débat et autres motions de défiance adressées aux membres de l’Exécutif Central. 120, c’en est trop. Et, à ce rythme, pense-t-on, le Gouvernement dans son ensemble risque d’élire domicile au Palais du peule. Et, dans ces conditions, ce sont les mêmes Députés qui vont les taxer d’inefficaces, d’improductifs. N’est-ce pas vouloir une chose et son contraire ?
A en croire les mêmes observateurs, derrière ces motions et questions orales se cacheraient des pratiques malsaines, le trafic ou marchandage de ces interpellations des membres du Gouvernement. Ici, il faut trouver les intermédiaires si pas l’intéressé en personne, pour négocier le retrait ou l’annulation de ladite question, en contrepartie de quelques billets verts. Le taux variant selon la ‘‘gravité’’ du dossier.
Ce mal qui n’honore nullement la jeune démocratie congolaise et la classe politique de la RDC, ne date malheureusement pas de la législature actuelle. Bien plus, il ne se limite pas seulement à la Représentation nationale. Les crises récurrentes dans les Assemblées provinciales et la déchéance de plusieurs Gouverneurs de province ont eu pour soubassement les ‘‘motions alimentaires’’.
Dans cette affaire qu’il convient de qualifier ‘‘d’escroquerie d’un autre genre’’, tout le monde est dans le coup. L’On parle même de certains élus de la majorité qui se cacheraient derrière leurs collègues de l’Opposition. Question sûrement de se partager le ‘‘butin’’, après coup.
Outre les membres du Gouvernement, les mandataires publics et Gouverneurs de certaines provinces sont les cibles privilégiées.
Qu’à cela ne tienne, maints analystes reconnaissent que l’actuelle législature a démarré en trombe, avec des interpellations de tout genre. En une année à peine, l’actuelle législature a traité plus de questions orales avec débat et autres motions que la législature précédente, pour la même période. Toutefois, ceci ne doit nullement pousser le présidium de la Chambre basse du parlement à affaiblir le contrôle parlementaire. Cela y va de la crédibilité de la Chambre et de la vie démocratique au sein de l’hémicycle.
Il faut se ressaisir.

La Pros.

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