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Au G20, Hollande ne se "dissipe" pas pour préserver l'unité de la zone euro

Publié par Gabriel MANZUKULA Mjrrdcongo sur 20 Juin 2012, 06:57am

Catégories : #International

François Hollande (à gauche), avec Pascal Lamy, directeur de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), au sommet du G20 de Los Cabos (Mexique), mardi 19 juin.

 

Surtout, ne pas avoir l'air d'ouvrir un nouveau front. Au deuxième jour du sommet du G20 à Los Cabos (Mexique), François Hollande, déjà engagé dans un bras de fer avec la chancelière allemande, Angela Merkel, n'a pas souhaité envenimer la relation avec le premier ministre britannique, David Cameron, qui à son arrivée, s'en était vivement pris aux positions françaises.

"A la différence d'autres, je ne veux mettre personne en difficulté, en accusation", a esquivé le président de la République, mardi 19 juin au matin à l'occasion d'une rencontre avec la presse française, critiquant néanmoins implicitement la posture de M. Cameron. Au point de mettre en avant, sur un mode ironique, une certaine"noblesse d'âme" qui l'empêcherait d'engager la polémique avec le chef du gouvernement britannique... Un de ses ministres se montrait nettement moins courtois, qui estimait en marge du sommet que "les Anglais sont beaucoup moins bien élevés qu'autrefois..."

 La veille, M. Cameron s'était réjoui, devant un parterre de dirigeants d'entreprises, à la perspective de "dérouler le tapis rouge" et d'accueillir en Grande-Bretagne"plus d'entreprises françaises, qui paieront leurs impôts au Royaume-Uni", critiquant le projet français de taxation à 75 % pour les revenus supérieurs à un million d'euros.

Lire aussi : Cameron prêt à accueillir les entreprises qui fuient l'impôt en France

"JE NE ME DISSIPERAI PAS"

Confronté à ce qui ne semble pas seulement être un trait d'humour anglais, M. Hollande a tenté de se donner le beau rôle, celui d'un chef d'Etat impassible et responsable, avant tout soucieux de préserver l'unité d'une zone euro sur la sellette dans ce G20 pour son incapacité à gérer la crise de la dette. "Ma responsabilité, dans ce sommet, est de faire qu'il y ait une confiance dans l'Europe, une cohérence dans les points de vue affirmés, une convergence dans l'action qu'il contient de mener", a affirmé le chef de l'Etat, qui l'a assuré : "Je ne me dissiperai pas, je ne m'échapperai en aucune manière des objectifs que je me suis fixé. C'est trop important. Ce n'est pas simplement l'Europe qui nous regarde, c'est le monde."

Lire aussi :  Hollande au G20 : "Des progrès dans la régulation du système financier"

Sous la diplomatie, pourtant, le rapport de forces affleure. Et le président français ne s'interdit pas, loin de là, de faire de la politique. Alors que les négociations avec l'Allemagne rentrent dans leur phase finale, M. Hollande ne s'est pas privé desouligner que Mme Merkel, aux prises avec un "système parlementaire extrêmement exigeant", était engagée dans "des négociations avec sa propre opposition, notamment pour faire passer la pacte budgétaire".

"UNE MAJORITÉ FORTE, UN ATOUT DANS LA COMPÉTITION ÉCONOMIQUE"

Dans le même temps, le chef de l'Etat n'a pas manqué de rappeler que, pour sa part, il bénéficiait depuis le second tour des législatives, dimanche 17 juin, d'une"majorité forte, solide, cohérente", laquelle "permettra de donner de la stabilité, de la confiance et de la durée, a-t-il assuré. C'est un atout dans la compétition économique, quand je vois bon nombre de pays européens gouvernés par des coalitions, avec des négociations permanentes pour savoir si telle décision peut être prise ou pas".

"Nous avons en France une capacité pour agir plus rapidement que d'autres", a affirmé François Hollande, engagé dans des grandes manœuvres pour amener à ses vues ses partenaires européens et ainsi contester le leadership allemand. Une situation parlementaire confortable qui fournirait à la France un solide argument politique alors que, selon le président, "la grande affaire, pour l'Europe, c'est d'aller vite".

David Revault d'Allonnes (envoyé spécial à Los Cabos, Mexique)

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