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Le blog de gmanzukula-alternatif-congolais.over-blog.com

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Dans ce blog, il sera question de publier toutes les réflexions, articles, commentaires et opinions à caractère socio-économiques, politiques, culturels et religieux.


Crise dans l’Est de la RDC: Négocier avec le CNDP ou le M23 ?

Publié par Gabriel MANZUKULA Mjrrdcongo sur 27 Novembre 2012, 09:26am

Catégories : #Actualite

Pas de spéculations ! Tout a commencé par un accord de paix du 23 mars 2009 entre le Gouvernement de la République démocratique du Congo et le Congrès National pour la Défense du Peuple (CNDP), que chapotait Laurent Nkunda, à Goma, Chef-lieu de la province du Nord-Kivu. Sous la férule du Ministre de la Coopération internationale , Raymond Tshibanda, pour le compte de la RDC, de Désiré Kamanzi, pour le compte du CNDP, de l’envoyé Spécial du Secrétaire général de l’ONU pour les Grands Lacs, Olusegun et du co-facilitateur de l’Union Africaine et de la conférence internationale sur la Région des Grands Lacs, Benjamin William Mkapa, l’accord du 23 mars avait été conclu. Parmi les objectifs, contribuer à une paix durable en RDC et favoriser une réconciliation sincère entre les filles et fils de ce grand pays. Convaincus de la nécessité de parvenir à une résolution rapide et durable de la crise qui prévalait dans l’Est de la RDC, plus précisément dans le Nord et Sud Kivu, le Gouvernement de la République avait trouvé que le dialogue constituerait le mode par excellence de règlement des conflits. Ainsi, réuni au tour d’une table, le CNDP avait confirmé, sans nul doute, le caractère irréversible de sa décision de mettre fin à son existence comme mouvement politico-militaire. Aussi, s’était-il engagé, primo : d’intégrer ses éléments de police et ses unités armées, respectivement dans la Police Nationale Congolaise et les Forces Armées de la République Démocratique du Congo. Secundo, à se muer en parti politique et à remplir les formalités légalement requises à cette fin. Tertio, à poursuivre dorénavant la quête de solution à ses préoccupations par des voies strictement politiques et dans le respect de l’ordre institutionnel et des lois de la République. A cet effet, le Gouvernement de la République avait résolu à traiter avec célérité les différentes demandes du CNDP notamment, l’agrément comme parti politique, de libérer tous les prisonniers du CNDP, tout en assurant leur rapatriement, de leur accorder une amnistie, de résoudre des conflits locaux, de trouver des mécanismes nationaux de réconciliation etc. Au chapitre de l’administration du territoire, les deux parties s’étaient convenues que le rapprochement entre l’administration et les administrés soit une exigence de la bonne gouvernance. Se fondant sur la nécessité d’une meilleure prise en compte possible des réalités sociologiques de la RDC, le CNDP avait proposé un modèle de découpage du territoire national, chose qui n’a jamais été exécutée par le Gouvernement de la République. Au fond, il a été convenu de consigner la contribution du CNDP sur le sujet de l’administration du territoire national comme un élément de réflexion pour l’amélioration de l’efficacité de l’administration. Curieusement, loin de tous les éléments qui ont été à la base de l’accord du 23 mars 2009 avec le CNDP, aujourd’hui membre de la Majorité Présidentielle, une nouvelle donne s’impose désormais autour de cet accord du 23 mars. Cette fois-ci, ce sont les rebelles du mouvement du 23 Mars, qui ne sont que des unités armées du CNDP, qui se sont muées en un mouvement rebelle pour revendiquer la démocratie, la bonne gouvernance et le droit de l’homme. Ce qui n’avait jamais été évoqué lors de l’accord du 23 mars 2009. Alors, en quelle qualité ce mouvement du 23 mars demande aujourd’hui la négociation avec le Gouvernement de la République au moment où le CNDP mué en parti politique est bel et bien représenté ? Que dit le parti politique CNDP présent dans la Majorité Présidentielle ? Qu’est-ce qui justifie la violation de l’accord du 23 mars ? Est-ce que le comité international de suivi, constitué de l’Organisation des Nations Unies, de l’Union Africaine et de la conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs, a déjà fait son rapport, alors qu’il avait reçu mandat d’évaluer la mise en œuvre effective de cet accord par les deux parties ? Quelles sont les sanctions réservées aux rebelles du M23 au cas où ils ne respectent pas les recommandations de l’ONU, de l’UA…, lesquelles demandent aux rebelles de quitter la ville de Goma ? Voilà des questions qui taraudent les esprits des congolais soucieux de voir la paix régnée en RDC, en général, et à l’Est du pays, en particulier. Evaluation ou négociation ? Là où le bât blesse, c’est qu’il y a incompatibilité des visions entre le Gouvernement de la République et le Mouvement du 23 mars qui, respectivement, demande l’évaluation dudit accord du 23 mars. Cependant, du côté M23, on parle de la négociation, tout en associant l’Opposition, la société civile et la diaspora congolaise. Eu égard à ce qui précède, le Gouvernement de la République négociera-t-il avec le M23 ou avec le CNDP, afin de mettre fin à cette crise qui gangrène la partie Est du pays ? Les jours à venir pourront bien édifier les uns et les autres. Jules Ntambwe 

Jules Ntambwe 

 

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