Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Le blog de gmanzukula-alternatif-congolais.over-blog.com

Le blog de gmanzukula-alternatif-congolais.over-blog.com

Dans ce blog, il sera question de publier toutes les réflexions, articles, commentaires et opinions à caractère socio-économiques, politiques, culturels et religieux.


Elections 2011/Serveur central : une polémique dangereuse

Publié par Gabriel manzukula Mjrrdcongo sur 23 Septembre 2011, 09:00am

Catégories : #International

Les préalables ne sont pas encore épuisés entre la CENI et les partis politiques, particulièrement ceux de l’Opposition. La pomme de discorde demeure l’audit du serveur central. Une polémique vient donc de voir le jour en ce qui concerne l’accès au serveur central avec ou sans la Majorité. Le président de la CENI le conditionne à la participation de la Majorité qui n’a jamais rejoint l’Opposition autour de ce préalable. Risque de blocage ou de crise (c’est selon) en vue. 

L’Opposition ne démord pas encore sur ses préalables. Malgré le climat bon enfant qui a prévalu lors de la dernière rencontre entre la CENI et l’Opposition aile Fatima à l’Hôtel Memling, l’Opposition est revenue sur l’accès au serveur central. Elle y tient avant d’apposer sa signature sur le Code de bonne conduite. 

Dans sa réponse, Ngoy Mulunda, président de la CENI, a dit qu’il n’y voyait pas d’inconvénient. Aussi, a-t-il relevé que l’Opposition pouvait y accéder. Mais à la seule condition de déléguer des experts en informatique pour autant qu’il s’agit d’une question technique et que la CENi ne tenait pas du tout à ce que le serveur soit manipulé par n’importe qui. Ou que ses données soient interprétées naïvement par le premier venu des néophytes. 

Forte de cette réponse, l’Opposition a désigné dans un premier temps trois délégués alors que cinq sont attendus. Il s’agit de Fayulu Martin, Mubake Valentin et Lucien Bussa. Désignation qui a surpris le président de la CENI tant ces personnalités sont des politiques et non des experts. 

A l’audience accordée aux diplomates africains accrédités en RDC, cette question est revenue sur le tapis. Le président de la CENI a réitéré ses précédents appels en soulignant cette fois sur le fait que cet accès ne sera accordé que si la Majorité désignait également ses délégués. Par souci de transparence peut-être, ou pour éviter d’être prise dans l’engrenage des préalables, la CENI s’en tient à cette exigence. Faute de quoi, il n’y aura pas d’accès au serveur central. 

Un refus ? 

Des réactions ne se sont pas fait attendre. Le camp de l’Opposition considère cette exigence comme un refus subtile de la part de la CENI de ne pas autoriser l’accès au serveur pour l’auditer. Qu’adviendra-t-il demain si jamais la Majorité n’envoyait pas d’experts à la CENI ou prenait tout son temps de rejoindre l’Opposition autour de ce préalable ? Nul ne le sait encore. 

Mais sur ce point précisément, la position de la Majorité est bien connue. Elle n’a jamais soulevé ce préalable. En son temps, lors de la signature du Code de bonne conduite, le professeur Evariste Boshab, secrétaire général du PPRD avait laissé entendre que «la majorité ne trouvait pas d’opportunité à cet audit du fichier dès lors que les témoins de ce camp avaient déjà fait le travail d’observation des opérations de révision du fichier électoral ». Néanmoins, la Majorité examinerait cette question si la CENI la saisissait officiellement par écrit, a souligné le secrétaire général du PPRD. 

Même son de cloche de la part du porte-parole du gouvernement, Lambert Mende. Pour lui, « l’Opposition n’est pas prête pour les élections » et se cache derrière ces subterfuges. La Majorité continue par conséquent de considérer cette question de sans objet. 

Question sans objet font remarquer certains observateurs dès lors que le comptage se fera de façon manuelle et non électronique. Dans ce cas, le serveur ne servirait plus à rien. C’est aussi l’avis de Delly Sessanga, président national de l’Envol, parti d’opposition, qui soutient la candidature d’Etienne Tshisekedi à l’élection présidentielle. Pour lui, l’Opposition perd son temps dans des futilités et ne voit pas comment le serveur pourrait faire avancer les choses par rapport au déroulement des opérations électorales. Il invite ses collègues «en tant que partis politiques de travailler afin de disposer de moyens à opposer à la CENI pour que la transparence soit respectée ». 

Danger 

La polémique est ainsi née. Une polémique qui ramène ce processus électoral sur une pente dangereuse susceptible de déboucher sur un blocage ou une crise de confiance entre la CENI et l’Opposition. La CENI persiste et signe que l’accès au serveur central doit être accordé à toutes les parties et non pas seulement à l’Opposition. Quant à cette dernière, elle estime qu’il est de son droit de poser des préalables sans demander l’avis de la Majorité tant ils ne partagent pas les mêmes intérêts politiques par ces temps qui courent. 

A deux mois des élections, la tension risque de monter d’un cran avec toutes les conséquences imprévisibles. L’on ne serait donc pas surpris que les partis politiques qui n’ont pas encore signé le Code de bonne conduite ne se sentent plus concernés par ce document de haute portée morale. 

L’on n’est pas loin des contestations de résultats des élections. Ce qui augure un mauvais présage pour la période post-électorale. 

 

© Copyright Le Potentiel

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents