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Dans ce blog, il sera question de publier toutes les réflexions, articles, commentaires et opinions à caractère socio-économiques, politiques, culturels et religieux.


G20 au Mexique : L'Europe mise au banc des accusés

Publié par Gabriel MANZUKULA Mjrrdcongo sur 19 Juin 2012, 07:47am

Catégories : #International

G20 au Mexique : L'Europe mise au banc des accusés

Le Premier ministre britannique David Cameron s'est dit prêt à accueillir les exilés fiscaux français, lors du G20 au Mexique le 18 juin 2012.
Le Premier ministre britannique David Cameron s'est dit prêt à accueillir les exilés fiscaux français, lors du G20 au Mexique le 18 juin 2012.
REUTERS/Oswaldo Rivas

Les chefs d'Etats et de gouvernements des pays riches et des grandes économies émergentes, le G20, se réunissent lundi 18 et mardi 19 juin 2012 à Los Cabos, sur la côte ouest du Mexique. Ils ont commencé leurs travaux hier dans la soirée. Comme lors du dernier G20 de Cannes, la crise en Europe monopolise les débats. L'Union européenne est pointée du doigt par les dirigeants du G20. La tension est également palpable lorsque David Cameron critique les mesures fiscales envisagées par la France. Une sortie peu appréciée par la délégation française.

Avec nos envoyés spéciaux à Los Cabos  (Mexique),

Avant même le début du sommet du G20, lundi 18 juin 2012 au soir, le président américain Barack Obama, qui a multilplié ces derniers jours les entretiens téléphoniques avec ses homologues européens, avait rencontré la chancelière allemande Angela Merkel.

Une fois terminé le dîner de travail offert par le président Calderon à ses hôtes, Barack Obama a récidivé en s'entretenant cette fois avec tous les dirigeants européens du G20. C'est dire l'importance accordée par les Etats-Unis à la crise qui secoue, depuis 2009, la vieille Europe. Un continent mis au ban des accusés à ce G20 de Los Cabos, au point où certains ne cachent plus leur agacement face à cet interventionnisme qui ne dit pas son nom.

 

David Cameron critique les mesures fiscales françaises

Vivement critiquée la semaine dernière par l'Allemagne sur les retraites, la France est aujourd'hui épinglée sur ses taux d'impositions.

De son côté, le Premier ministre britannique, David Cameron, s'est dit prêt, lundi 18 juin, à accueillir les entreprises qui fuiraient l'impôt en France. Pendant sa campagne, François Hollande s'était engagé à porter à 75% le taux de l'imposition pour les revenus au-delà d'un million d'euros. Une mesure raillée par Londres, et David Cameron ne s'est pas gêné pour le claironner à Los Cabos devant le business 20 (B20) qui rassemble les chefs d'entreprises des pays du G20.

« C’est une erreur d’instaurer de telles taxes anti-compétitives, et je l’ai dit avant même que la France ne choisisse une taxe de 75% pour la tranche supérieure de l’impôt sur le revenu. Nous déroulerons le tapis rouge pour accueillir plus d’entreprises françaises qui paieront leurs impôts au Royaume-Uni. Ca paiera nos services de santé, nos écoles etc…»

Des applaudissement qui ne sont pas du goût de Michel Sapin, le ministre français du Travail, principal artisan du projet de campagne de François Hollande : « Moi, je ne sais pas comment on fait pour dérouler un tapis rouge au travers du Channel. Il risque de prendre d’eau. »

Une réponse pince-sans-rire qui n'a finalement rien à envier à l'humour anglais.
Pas sûr que cela apaise des relations franco-britanniques qui se sont considérablement dégradées depuis l'arrivée de François Hollande.

 

L'Elysée affiche son optimisme pour le G20

« Les préoccupations des Etats-Unis rejoignent les nôtres. Ca aide. » Un conseiller du président français François Hollande ne cachait pas son intérêt avant la rencontre entre le président américain Barack Obama et les dirigeants européens présents au G20. On se souvient du G8, en mai dernier, où le soutien des Etats-Unis aux politiques de croissance était tombé à point nommé pour François Hollande.

L’isolement de la chancelière allemande Angela Merkel avait été flagrant et, depuis l’élection de François Hollande, les relations entre Paris et Berlin demeurent compliquées. On l’a vu la semaine dernière avec des échanges de mots pas très doux.

Mais, à en croire l’Elysée, tout cela serait monté en épingle par la presse, alors que la France et l’Allemagne partageraient la même vision, mais ne mettraient pas le curseur au même endroit. Tout n’est pas simple, reconnaît l’Elysée qui dément pourtant toute crispation. La presse n’est pas obligée de le croire mais il n’est pas question de braquer la chancelière allemande avant deux semaines de négociations cruciales jusqu’au Conseil européen de la fin du mois.

Message de confiance, optimisme de bon aloi sont affichés par la France satisfaite du projet de communiqué final du G20 et de son message de soutien de la croissance et à la stabilité adressée aussi bien aux marchés qu’aux citoyens.

En revanche le secrétariat permanent, chargé d’assurer le suivi des G20 et voulu par Paris, a été rejeté. « Une déception », dit-on. La seule, d’ailleurs, que veut bien concéder l’Elysée.

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