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Le blog de gmanzukula-alternatif-congolais.over-blog.com

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Dans ce blog, il sera question de publier toutes les réflexions, articles, commentaires et opinions à caractère socio-économiques, politiques, culturels et religieux.


Guerre des nerfs. Matonge : l’Archidiocèse de Kinshasa joue avec le feu ! / L'Eglise catholique s’explique !

Publié par Gabriel MANZUKULA Mjrrdcongo sur 9 Janvier 2012, 08:39am

Catégories : #Actualite

Des indices auraient été décelés, le samedi 7 janvier dernier, à travers la messe qualifiée de rouge par d’aucuns, dite en la Paroisse Saint Joseph de Matonge par Monseigneur KISONGA, Evêque auxiliaire de l'Archidiocèse de Kinshasa. Cette réunion, pourtant de prière, avait tout l'air des préparatifs d'un coup d'Etat, selon des sources concordantes. Un correspondant particulier qui a vécu l’événement aurait constaté une forte présence de quelques gros calibres de l'opposition. Il ne serait pas exagéré de déduire que l'appel à la désobéissance civile et le programme des manifestations envisagées dans les jours à venir, n'ont pour but que de renverser les institutions en place, avec la complicité bien pensée des tireurs des ficelles dont la plupart seraient des candidats malheureux à la présidentielle et aux législatives 2011. Pourtant, l’église perçue comme le sel et la lumière du monde, devait jouer son vrai rôle social pour la paix en RDC. A ce stade, l'Archidiocèse de Kinshasa bien qu’étant divisé sur la question sous examen, pourrait jeter de l’huile au feu, après tous ces bains de sang ratés le 28 novembre et les 6, 10, 20, 23 et 31 décembre 2011. En effet, devant plus ou moins une cinquantaine des prêtres célébrants et participants, Monseigneur KISONGA, évêque auxiliaire de Kinshasa a organisé une messe politique ce samedi 7 janvier 2012 à la paroisse Saint Joseph de Matonge. C'était devant quelques têtes bien connues de l'opposition. Notamment, le Secrétaire Général de l'UDPS, Jacquemin SHABANI et plusieurs dizaines des combattants de ce parti qui quadrillaient les abords de la paroisse. Déjà, l'intitulé de l'homélie de l'officiant du jour est évocateur : " Tout pouvoir vient de Dieu mais pas nécessairement son exercice ". Avec comme message clé : " la réhabilitation de la légitimité politique en RDC ". Dans sa prédication du jour, Monseigneur KISONGA qui, visiblement, aurait reçu des instructions de sa hiérarchie ecclésiastique pour une telle action plus politique que pastorale, selon notre source qui était présente à l'église. Et, d’ajouter que : « dans les conditions normales, le pouvoir politique mérite d'être honoré. Mais, dans les conditions actuelles en RDC où le pouvoir s'est installé par la tricherie, il ne mérite pas d'être honoré ". S'inspirant du pouvoir de Saül dans la bible par un parallélisme malheureux, l'orateur du jour a rappelé qu'après l'avoir institué, Dieu avait vomi Saül pendant l'exercice de son pouvoir. D’ailleurs, " l'autorité actuelle en RDC ne répond plus aux principes de Dieu et ne mérite plus d'être respecté. Car, a-t-il dit, cette autorité utilise les lois à ses propres fins, lesquelles lois ne méritent plus non plus respect, a dit notre source citant l'officiant. Dans la même prêche, l'orateur du jour a déclaré qu'au lieu de " rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu, César doit savoir rendre ce qui est à Dieu ". Aussi, a-t-il indiqué que notre société mérite une autorité exprimant la volonté du bien, mais le pouvoir actuel est un " pouvoir d'oppression et qui ne répond plus à la volonté de Dieu ; Or, a-t-il renchéri, " on ne peut obéir qu'à une autorité juste et aux lois justes ". D'où, son appel à obéir plutôt à Dieu qu'à une autorité injuste. Revenant sur les déclarations controversées du Cardinal Monsengwo sur la présidentielle du 28 novembre dernier, Monseigneur Kisonga a précisé que l'église de Kinshasa reste solidaire avec son prélat dans sa prise de position sur cette question. Par conséquent, l'archidiocèse de Kinshasa comme son cardinal " ne prêchera que la vérité et non le mensonge. L'Eglise n'a pas abandonné son cardinal dans ses déclarations, elle est avec lui ", a-t-il martelé. Ce, avant de préciser que comme l\'avait dit le Cardinal Malula, Monsengwo, lui-même " préfère être sacrifié que de sacrifier la justice et la vérité ". L'officiant de la mythique Paroisse Saint Joseph qui rappelle le 16 février 1991, a dit que la " politique actuelle en RDC doit être un champ de la charité au lieu d'être un champ des massacres et de bain de sang ". L'Evêque auxiliaire ne s'est pas empêché " d'appeler le peuple à ne pas avoir peur de ceux qui tuent la chair mais plutôt de ceux qui tuent l'âme " et de résister jusqu'au bout. Car, pour lui, Dieu choisit les dirigeants selon son cœur et les vomit quand ils ne font plus sa volonté. Or, le pouvoir actuel, a-t-il conclu, ne répond plus à la volonté de Dieu. Des slogans ont été scandés en pleine messe et devraient être vulgarisés comme : " l'Eglise, c'est mon affaire " en frappant fortement la poitrine. " Le Congo, c'est mon affaire " en frappant fortement la poitrine. Présents dans l'Eglise, les militants de l'UDPS, précise le témoin présent sur le lieu, ont repris ce slogan à leur manière : " le Congo, c'est mon affaire avec Tshisekedi wa Mulumba ". Aussi scandaleux que cela a pu paraître et comme il fallait s'y attendre, les effets de ces appels à la désobéissance n'ont pas tardé à venir. Au sortir de la messe, les premières victimes de l\'agression des combattants de l\'UDPS qui ont participé à cette conspiration étaient journalistes. Si ceux de Digital Congo et de la RTNC ont réussi à s\'enfuir, le cameraman de la RTG@, Serge KIMBILA a été copieusement tabassé devant deux prêtres de la paroisse Saint Joseph. Alors qu\'il cherchait à trouver refuge au couvent, les portes lui ont été fermées. Son sac avec la caméra auraient été ravis par les agresseurs. Voici le plan des activités de ce plan macabre 1) Mercredi 11/01/2012 à 10H00 : Formation des formateurs à la paroisse Saint Joseph. 2) Samedi 14/01/2012 à 12H00 : - Formation des chrétiens dans toutes les paroisses de Kinshasa. - Retentissement des cloches dans toutes les paroisses en signe du désaveu du pouvoir en place. 3) Jeudi 18/01/2012 : suite de la formation des chrétiens dans toutes les paroisses de Kinshasa. 4) Dimanche 21/01/2012 à 12H00 : formation à la spiritualité de la non violence dans toutes les paroisses. Objectif : chasser la peur, armer moralement les chrétiens. Après cette formation, la suite des actions à mener pour réhabiliter la légitimité politique en RDC devrait être communiquée aux fidèles. 5) Le 16/02/2012 : la marche révolutionnaire pour la libération. En attendant, l\'homélie du samedi 7 janvier 2012 faite par Monseigneur KISONGA sera proposée aux fidèles, pour approbation. Comme on peut le constater, cette initiative relève, selon les observateurs avertis, d\'une tentative de coup d\'Etat en plein processus électoral, plus grave encore après l\'élection présidentielle validée par la Cour Suprême de Justice. Recoupement des faits Rien qu\'à suivre l\'officiant de cette \" Messe rouge \" réaffirmer le soutien de l\'Eglise de Kinshasa, même si elle est divisée sur la question, à son Cardinal dans ses mensonges sur les chiffres opposés à la Ceni, il ne suffit pas de porter des lunettes pour voir l\'ombre du mal avec derrière cette conspiration contre les institutions. On parle d\'une frange de ses fidèles prêtres et laïcs qui seraient chargés d\'instrumentaliser les chrétiens dans cette affaire. D\'aucuns réaffirment même, à voir la forte présence de l\'Udps à cette \" Messe rouge \" que Roger Lumbala, un autre opposant proche de Tshisekedi n\'avait pas tort de dire à l\'aéroport de N’djili lorsqu\'il prenait son avion pour l\'Europe récemment que \" le Cardinal Monsengwo est avec Etienne Tshisekedi \". Dès lors, on peut comprendre pour quelle chapelle prêche Laurent Monsengwo. Le prélat toujours partagé entre la soutane et le drapeau aura été dans tous les coups dans ce pays depuis 1990. Membre du front intérieur pour la déstabilisation du régime en place selon des sources, il a, dans un passé récent, avant d\'avancer ses chiffres électoraux contestés par Jacques Djoli, provoqué une polémique partisane autour de la révision constitutionnelle. Sans avoir l\'appui de toute l\'Eglise du Congo et celle de Kinshasa d\'après un curé de paroisse, dans ses prises de position, notamment, de la CENCO qui a refusé de se substituer à la CENI, le Cardinal, soutiennent certains prêtres, devraient se convertir et croire réellement en la bonne nouvelle qu\'il faut prêcher pour apporter la paix et non le feu. Prof. KIBWE ZANTOTO (Correspondance particulière) 

La Pros.

St Joseph de Matonge : L’Eglise catholique s’explique ! 

Après les homélies du Cardinal Laurent Monsengwo réclamant la justice, le rétablissement de la vérité…, l’Eglise catholique ne cesse de multiplier ses prêches allant dans le même sens. C’est tout le sens de la grande messe organisée le samedi 7 janvier dernier, dans la matinée, à la paroisse Saint Joseph, située dans la commune de Kalamu. L’Abbé Bosangia, prêtre à l’Archidiocèse de Kinshasa, a signé un document qui circule sur la toile. Un document qui définit les objectifs poursuivis : implorer la bénédiction de Dieu sur les assises de l’Assemblée plénière et extraordinaire de la Conférence Episcopale Nationale du Congo, CENCO, qui vont se tenir à partir de ce lundi 9 au mercredi 11 janvier 2012 ; méditer, dans la prière et la parole de Dieu, sur la situation particulière que la RDC traverse actuellement. Par ailleurs, répondant à ceux qui condamnent la position de l’Eglise par rapport à la politique, le prédicateur s’est interrogé sur le fait que ces mêmes personnes applaudissent l’Eglise quand elle s’occupe du domaine de la santé, de l’éducation, domaines non religieux à première vue comme la politique. Dans sa lecture de l’homélie, l’Abbé Kisonga a fait savoir que toute autorité vient de Dieu, mais pas nécessairement son exercice. Il a, au fait démontré cela par la lecture des Saintes écritures en s’appuyant sur les textes de l’Apôtre Paul aux Romains et l’adresse de Jésus Christ aux Pharisiens. Ce n’est donc pas pour rien, a-t-il dit, que les deux textes sont souvent évoqués par les acteurs politiques partisans jusqu’à en faire leurs textes préférés en ces termes : \" Toute autorité vient de Dieu\". Mais, en réalité tout exercice de l’autorité qui contrevient à la justice rend cette autorité illégitime aux yeux de Dieu, car, poursuit-il, elle n’est pas dès lors, conforme à la loi de Dieu. C’est dans un esprit de méditation et de prière que cette grande messe a été organisée à Saint Joseph, dans la commune de Kalamu, à Matonge. Cette grande messe était placée sous la bénédiction divine afin qu’il leur accorde l’assistance de son Esprit Saint, afin que les responsables de la CENCO, qui entrent en Assemblée plénière aujourd’hui, sauf imprévu, arrivent, par leurs réflexions, à aider la Nation Congolaise qui traverse une situation peu habituelle. La pratique de la justice Dans le vif de son prêche, l’Abbé Kisonga est revenu à plusieurs reprises sur la pratique de la justice. «C’est une exigence pour tous, aussi bien pour le peuple que pour ceux qui incarnent l’autorité voulue par Dieu », a précisé le prédicateur. La mission prophétique de l’Eglise Parlant de la mission prophétique de l’Eglise, l’orateur a révélé que l’Eglise doit justement veiller à ce qui est appelé «les droits de Dieu» dont la justice pour son peuple. Pour appuyer cela, le prédicateur a avancé les références suivantes : 1 Rois 10,9 ; Pr 20, 28 ; 25, 5 ; 29, 4. Pour l’église, a expliqué l’officiant du jour, tout exercice de l’autorité qui contrevient à la justice rend cette autorité illégitime aux yeux de Dieu, car elle pas dès lors, conforme à la loi de Dieu. Aussi, a-t-il soutenu, l’Eglise ne peut \"se taire en pareille circonstance\". Mais au contraire, elle doit intervenir chaque fois que la dignité humaine est mise en jeu, a-t-il insisté. La charité définie… Evoquant la charité, il a reconnu que le respect du pouvoir civil est très honorable, et le respecter est un devoir civique, car, a-t-il insisté, la politique est même le lieu par excellence de la pratique de la charité. Poursuivant sous la même lancée, l’orateur a dit que cette charité apparaisse comme inspiratrice de l’action individuelle, mais aussi comme force capable de susciter de nouvelles voies pour affronter les problèmes du monde d’aujourd’hui et pour renouveler profondément de l’intérieur les structures, les organisations sociales, les organisations, les normes juridiques. Dans cette perspective, a-t-il argumenté, la charité devient une charité sociale et politique. Répondant à ceux qui condamnent la position de l’Eglise par rapport à la politique, le prédicateur a rappelé que ces mêmes personnes applaudissent l’Eglise quand elle s’occupe du domaine de la santé, de l’éducation, domaines non religieux à première vue comme la politique. Il a, par ailleurs, dit que l’Eglise dont on reconnaît le rôle d’évangéliser, doit justement tout évangéliser : les hommes aussi bien les structures et institutions de tous ordres. La Pros. Homélie de la messe du 7 janvier 2012 St Joseph, Matonge Introduction Frères et Sœurs, Lundi prochain, 9 janvier 2012, les Evêques de la RD. Congo, la CENCO, se retrouveront en Assemblée plénière extraordinaire ici à Kinshasa. Nous nous sommes rassemblés cette matinée pour implorer la bénédiction de Dieu sur les assises de l’Assemblée des Evêques. Qu’il leur accorde l’assistance de son Esprit Saint pour qu’ils arrivent, par leurs réflexions, à aider notre Nation qui traverse une situation particulière de son histoire. Nous méditerons aussi sur cette situation de notre Nation dans la prière et dans le partage de la parole de Dieu, source de toute autorité. Homélie de la messe du 7 janvier 2012 Saint Joseph Matonge/Kinshasa Toute autorité vient de Dieu et non pas nécessairement son exercice Textes: I Sam 28, 15-18; Rom 13, 1-7; Mt 22, 15-22 A suivre de près le texte de l’Apôtre Paul aux Romains et l’adresse de Jésus aux Pharisiens, on s’aperçoit bien de la grande estime de la Parole pour l’organisation et le gouvernement des peuples et des sociétés et donc pour le pouvoir public. Ce n’est donc pas pour rien que les deux textes sont souvent évoqués par les acteurs politiques partisans jusqu’en en faire leurs textes préférés en ces termes : «toute autorité vient de Dieu ». De fait, dans les conditions normales des choses, le pouvoir civil est très honorable et le respecter est un devoir civique, car la politique est même le lieu par excellence de la pratique de la charité. Ainsi, faut-il toujours faire le nécessaire afin que la charité apparaisse non seulement comme inspiratrice de l’action individuelle, mais aussi comme force capable de susciter de nouvelles voies pour affronter les problèmes du monde d’aujourd’hui et pour renouveler profondément de l’intérieur les structures, les organisations sociales, les normes juridiques. Dans cette perspective, la charité devient charité sociale et politique : la charité sociale nous fait aimer le bien commun et conduit à chercher effectivement le bien de toutes les personnes, considérées non seulement individuellement, mais aussi dans la dimension sociale qui les unit. Mais, les Ecritures ne s’interprétant pas de façon isolée, peut-on vraiment affirmer que la Parole encense le pouvoir civil sans autre forme de procès ? Le texte du Premier livre de Samuel écouté en première lecture, montre que la Parole de Dieu ne s’arrêtera jamais de faire part des choses en face des attitudes humaines prêtes à l’utiliser pour des fins égoïstes. Aussi, exige-t-elle de la maintenir dans ses différents contextes et d’en respecter l’économie. Ainsi, Saul institué Roi en face de Dieu est vomi par le même Dieu pendant qu’il était encore roi comme nous l’évoquerons plus loin. A ceux qui refusent à l’Eglise de parler de la politique alors qu’ils l’applaudissent quand elle s’occupe du domaine de la santé ou de l’éducation, domaines non religieux à première vue comme la politique, nous demandons de toujours terminer la phrase de Jésus en Mt 22, 21 : « Rendez à Dieu ce qui est à Dieu ». Autant l’on doit respecter les organisations sociopolitiques légitimes des hommes, autant sinon plus, on doit craindre Dieu et donc respecter l’ordre qu’il établit. L’Eglise dont on reconnaît le rôle d’évangéliser, doit justement tout évangéliser : les hommes aussi bien que les structures et Institutions de tous ordres (politiques, économiques, …) En effet, la suite de la phrase que nos contemporains partisans ont l’habitude d’omettre insinue que César lui-même et pas seulement le peuple sous son autorité, doit «rendre à Dieu ce qui est à Dieu ». Il se pose ainsi ici, un double problème par rapport à l’autorité politique : celui de sa légitimité et de la pratique de la justice selon les exigences de Dieu. De fait, s’il est vrai que «toute autorité vient de Dieu » (Rm 13, 1) dans ce sens que Dieu veut l’autonomie des hommes qui doivent s’organiser en société qui, à son tour, nécessite une autorité en tant qu’«un instrument de Dieu pour… conduire au bien » (Rm 13, 4), il n’est pas moins vrai que tout exercice de l’autorité ne vient pas de Dieu. Car, on le sait, l’on ne peut obéir qu’à une autorité légitime et à des lois justes et non par exemple, à une prescription issue de la tricherie. Et la légitimité ici va jusqu’à la conformité de la manière d’exercer le pouvoir avec la volonté de celui qui a établi toute autorité, c’est-à-dire avec la volonté de Dieu de qui vient justement, toute autorité. En effet, l’autorité ne s’exerce légitimement que si elle cherche le bien commun du groupe considéré et si, pour l’atteindre, elle emploie des moyens moralement licites. S’il arrive aux dirigeants d’édicter des lois injustes ou de prendre des mesures contraires à l’ordre moral, ces dispositions ne sauraient obliger les consciences. «En pareil cas, dit le catéchisme de l’Eglise catholique, l’autorité cesse d’être elle-même et dégénère en oppression» (n°1903). Au début de l’Eglise, en face du succès de la prédication des Apôtres et des merveilles advenues au nom de Jésus, le chef du sanhédrin leur dit : «Nous vous avions formellement interdit d’enseigner en ce nom-là. Or voici que vous avez rempli Jérusalem de votre doctrine ! Vous voulez ainsi faire retomber sur nous le sang de cet homme-là » Pierre répondit alors, avec les apôtres : «il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes » (Act 4, 28 -29). Aujourd’hui, l’Eglise de Kinshasa et d’ailleurs en RD Congo, en commençant par son Pasteur le Cardinal Laurent Monsengwo, prêche la vérité, condamne toute tricherie et tout mensonge, se souvenant bien plus de cet enseignement du Cardinal Malula d’heureuse mémoire qui disait : «je préfère être crucifié pour la vérité que de crucifier la vérité ». Par des multiples moyens, en commençant par des injures et menaces à travers les medias, l’on est en train de lui interdire de dénoncer les anti-valeurs et de dire la vérité. Quelle pourrait alors être notre réponse si non celle de Pierre, avec les Apôtres : «il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes ». L’on comprend ainsi, pourquoi, dans l’Ancien Testament par exemple et effectivement, il est arrivé que Dieu vomisse des rois ou des pasteurs que lui-même avait établi, car il les avait trouvé «selon son cœur», une fois qu’ils ont abandonné sa volonté, ce qu’il attendait d’eux ou qu’ils se sont pervertis (cfr Ez 28,1-19 ; 34, 1-10 ; 1Sam 13,14 ; 28,15-19, …) Quant à la pratique de la justice, cela est une exigence pour tous : aussi bien pour le peuple que pour ceux qui incarnent l’autorité voulue par Dieu. Or justement, l’Eglise doit veiller à ce que l’on pourrait appeler «les droits de Dieu» dont la justice pour son peuple (1 R10, 9 ; Pr 20, 28 ; 25, 5 ; 29,4). C’est ainsi que la mission prophétique de l’Eglise, à la suite des prophètes et de Jésus lui-même, fait obligation à l’Eglise, de rappeler à tous, y compris les gouvernants, l’exigence de la justice, de la paix et de la vérité à tous les niveaux. N’est- ce pas que la bonne nouvelle du salut apportée par Jésus-Christ, c’est la justice nouvelle (cfr Mt 5 -7). N’est ce pas que l’enfant Jésus de Noël est le prince de la paix ? N’est ce pas que Jésus s’est dit être la vérité (Jn 14,6). Ainsi, tout exercice de l’autorité qui contrevient à la justice rend cette autorité illégitime aux yeux de Dieu, car elle n’est pas dès lors, conforme à la loi de Dieu. Et l’Eglise ne peut se taire en pareille circonstance. Au contraire, elle doit intervenir chaque fois que la dignité humaine est en jeu et rappeler que «César doit rendre à Dieu ce qui est à Dieu s’il veut qu’il soit rendu ce qui est à lui». Amen. Abbé P. BOSANGIA Ile B., Directeur du Centre « Lindonge ». 





 

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