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Le blog de gmanzukula-alternatif-congolais.over-blog.com

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Dans ce blog, il sera question de publier toutes les réflexions, articles, commentaires et opinions à caractère socio-économiques, politiques, culturels et religieux.


L'adieu de Lula à l'Afrique (BBC 09/11/2010)

Publié par mjrrdcongo.over-blog.com sur 13 Novembre 2010, 16:08pm

Catégories : #International

 

5142835134_9feb039a69.jpgLe président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva est arrivé au Mozambique pour une visite d'adieu au continent africain qui était devenu la priorité de la politique étrangère de son gouvernement.

Ce séjour de deux jours à Maputo est destiné à souligner l'engagement du Brésil aux cotés de l'Afrique durant la présidence de Lula.

Son successeur, Dila Roussef a décidé de ne pas faire le déplacement avec lui, préférant le rejoindre à Seoul pour le sommet du G20, qui regroupe des pays développés et émergeants.

Dilma Roussef sera investie en janvier prochain, il reste à savoir si elle préservera les acquis des huit années de présidence de Lula en approfondissant la coopération avec les pays africains.

Notre force 

 

Depuis 2003, Lula a visité plus de la moitié des pays africains en 12 voyages- plus que toutes les tournées de ses prédécesseurs réunies.

Le nombre d'ambassades du Brésil sur le continent a doublé: en tout 35 représentations diplomatiques.

Les échanges commerciaux du Brésil avec les pays africains ont presque triplé atteignant 26 milliards de dollars en 2009.

Pour Lula, les liens entre le Brésil, un pays qui compte 76 millions d'afro-brésiliens sur 190 millions d'habitants- et les pays africains ne se résument pas seulement à des échanges commerciaux.

Dans un discours prononcé à l'Institut Mozambicain d'Enseignement à distance, il a annoncé que le Brésil financera à hauteur de 32 millions de dollars un programme d'éducation à distance, qui doit permettre de former des enseignants et des fonctionnaires.

La première promotion compte environ 600 élèves. Le programme doit ensuite s'étendre pour inclure plus de 7.000 élèves.

Avec cette initiative, le Brésil souhaite contribuer à la transformation de l'Afrique, même avec peu de moyens.

Lula a visité les installations d'une usine qui produira dès l'année prochaine des médicaments antirétroviraux contre le sida, la première du genre en Afrique. L'usine a été construite selon des technologies brésiliennes et le Brésil a engagé 13 millions de dollars pour l'achat des équipements.

L'usine permettra au Mozambique de produire 21 sortes de médicaments dont 5 types d'ARV sans avoir à payer des royalities.

Dialogue

Selon l'Agence Brésilienne de Coopération (ABC) , quelque 34 pays africains bénéficient de 250 projets financés par le Brésil spécialement dans les domaines de la santé, l'éducation, l'agriculture et l'assistance technique.

Le Brésil est aujourd'hui considéré comme un modèle pour les pays en développement, il est devenu l'un des bailleurs de fonds non-traditionnels, spécialement dans les pays pauvres d'Afrique, d'Amérique Centrale, des Caraïbes, et au Timor Oriental.

 

L'Agence Brésilienne de Coopération (ABC) dispose d'un budget annuel de 30 millions de dollars, mais des études ont montré que les institutions brésiliennes chargées de l'assistance technique contribuent 15 fois plus.

D'autres ressources, à l'instar des 20 millions de dollars destinés à la construction de l'usine de production de médicaments antirétroviraux contre le sida au Mozambique devraient être mobilisées prochainement à la mise en oeuvre d'autres projets.

Mais il suffit de comparer les chiffres aux quelque 300 millions de dollars que les Etats-Unis investissent au Mozambique chaque année- avec la contribution de l'USAID, à hauteur de 180 millions- pour se rendre compte que la différence des degrés de coopération est énorme.

" C'est vrai que la coopération brésilienne n'est pas énorme en terme d'argent, mais la question ne se situe pas au niveau de la quantité, mais plutôt au niveau des avantages que les différentes formes de coopération peuvent apporter aux pays africains, constate, Caroline Ennis, conseiller au KPMG Mozambique à Maputo.

Dans une étude réalisée pour le compte du gouvernement mozambicain, Mlle Ennis indique que le Brésil est à la tête du groupe des bailleurs de fonds non-traditionnels qui distribuent l'aide en Afrique tout en maintenant le dialogue au même niveau avec les pays bénéficiaires.

Les responsables brésiliens insistent, non sans fierté, sur le fait que l'aide peut être accordée sans imposer des conditions politiques comme le font les bailleurs traditionnels, les pays riches.

"Je pense que cette approche permet d'entretenir des liens privilégiés entre les pays donateurs et les pays bénéficiaires, et l'impact est immense, parce que les gouvernements sont de moins en moins sur la défensive.

Au Mozambique, le dialogue avec le Brésil semble plus facile et plus acceptable, a- t- elle déclaré à la BBC.

Selon Jamisse Taimo, ancien directeur de l'Institut Mozambicain des Relations Internationales et expert des relations Afrique-Brésil, les origines modestes de Lula lui ont permis de percevoir l'Afrique, sans aucun préjugé.

Après Lula

 

Etant donné que la politique étrangère du Brésil à l'égard de l'Afrique a été focalisée autour de la personnalité de Lula, quelle sera l'avenir de cette coopération lorsque Lula aura quitté le pouvoir.

Les informations sur la présence de la nouvelle présidente au cours de cette visite au Mozambique avaient été bien accueillies comme un signe évident qu'il n'y aurait pas de rupture dans la stratégie du Brésil à l'égard de l'Afrique.

Il a été annoncé ensuite qu'elle avait annulé sa visite en Afrique pour se rendre directement à Séoul au sommet du G20. Dilma Roussef n' est engagée à continuer la politique de coopération sud-sud initiée par Lula durant les huit années de pouvoir.

L'ambassadeur brésilien au Mozambique, Antonia de Souza croit que le rôle de son pays en Afrique continuera de s'accroitre proportionnellement à sa puissance économique et au renforcement de sa présence sur la scène internationale.

« La politique étrangère est au cœur de l'action gouvernementale. Dans les années 1960, nous avions deux ou trois orientations envers l'Afrique, mais le Brésil n'avait probablement pas le même pouvoir comme aujourd'hui et les entreprises n'avaient pas la même capacité d'accepter la mondialisation, a déclaré Antonio de Souza.

La présence du Brésil dans le monde continuera de s'accroitre, non seulement en Afrique, en Asie et dans les Caraïbes , mais aussi partout dans le monde.

 

Pablo Uchoa

 

 

 

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