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Le blog de gmanzukula-alternatif-congolais.over-blog.com

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Dans ce blog, il sera question de publier toutes les réflexions, articles, commentaires et opinions à caractère socio-économiques, politiques, culturels et religieux.


Le recours à la torture aujourd'hui dans le monde

Publié par Mjrrdcongo sur 11 Décembre 2010, 11:37am

Catégories : #International

Vendredi 10 décembre 2010 (ZENIT.org) - « Plus de la moitié des Etats
membres de l'ONU recourent à la torture », dénonce l'ONG, Action des
chrétiens contre la torture (ACAT), dans son tout premier rapport annuel
mondial, publié jeudi, qui montre aussi du doigt certaines démocraties
occidentales.

 

« Du supplice américain de la baignoire (waterboarding) aux coups de bâton
sur la plante des pieds (falaqa) dans les pays arabes, la torture est une
pratique endémique et régulière dans le monde, relève l'ACAT dans son
rapport.


Dans son étude intitulée « Un monde tortionnaire », où 22 pays des cinq
continents sont passés en revue, l'ACAT décrit les méthodes de torture
comme celles « de l'Érythrée où se pratique le supplice de la crucifixion,
désigné sous l'appellation 'Jésus Christ', à l'Ouzbékistan où est diffuse
la nouvelle méthode de lavement forcé à l'eau et au piment ».

Et si les situations de torture les plus médiatisées concernent
journalistes, syndicalistes ou défenseurs des droits de l'homme, il est
avéré, selon Anne-Cécile Antoni, présidente d'ACAT-France, que « la
majorité des victimes est formée de suspects ordinaires et de détenus de
droit commun, qui appartiennent aux catégories défavorisées et vulnérables
de la population ».

 

Dans son rapport, l'ACAT rappelle la définition assez large de la torture
que donnent les Nations unies : « Infliger une souffrance aiguë, physique
ou mentale, de manière intentionnelle, à la recherche d'un but spécifique,
avec l'intervention d'un agent représentant l'État ».

 

L'organisme donne des exemples en Afrique où « les régimes dictatoriaux ou
à tendance dictatoriale, tels que la Mauritanie, le Soudan, le Zimbabwe,
l'Éthiopie, l'Érythrée, la Guinée équatoriale et la République démocratique
du Congo (RDC), érigent la torture en véritable système d'enquête et de
répression au service de l'appareil sécuritaire ».

 

Et en Amérique latine où « le recours à des méthodes violentes et
notamment à la torture demeure très répandu au sein des forces de
l'ordre ».

 

Enfin, l'association relève aussi le danger de certaines législations
anti-terroristes qui couvrent une recrudescence de l'usage de la torture :
« Le cas de la Tunisie est à cet égard emblématique », souligne-t-elle,
alors qu'en Chine, comme en Iran, la torture a souvent pour objectif
d'obtenir des aveux en vue d'un procès.

 

Mais certaines démocraties occidentales sont également montrées du doigt
comme l'Espagne où l'ACAT déplore un régime de détention « incommunicado »
(lorsqu'un prisonnier n'est pas autorisé à communiquer avec des personnes
extérieures à son lieu de détention), qui entraîne un risque de mauvais
traitements ; et la France pour sa « politique pénale privilégiant
l'adoption de lois répressives » et la surpopulation carcérale.

 

L'ACAT, créée en 1974, apporte son soutien aux victimes de la torture et
sensibilise l'opinion publique sur la torture, la peine de mort et les
droits de l'homme. Elle revendique 10 000 adhérents et 40 000
sympathisants.

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