Qui veut aller loin, ménage sa monture, dit-on! C’est dans 12 jours, sauf imprévu, que les épreuves des examens d’Etat devront bel et bien avoir lieu dans presque toute l’étendue de la République démocratique du Congo. Le phénomène maquis s’avère, pour certains finalistes du secondaire, comme une aubaine qui conduit à la pire distraction surtout pour les filles qui considèrent le maquis comme étant ce lieu acquis pour de rendez-vous avec leurs copains. Il en va pour preuve, c’est chaque jour dans la soirée qu’elles s’habillent en minijupe, en robe de nuit et en culotte très courte. A la place d’étudier, certains maquisards s’adonnent le luxe de mettre toujours les casques aux oreilles pour suivre une belle mélodie musicale.

Presque toutes les communes de la ville province de Kinshasa sont concernées par ce phénomène. L’on observe les élèves finalistes qui, malgré la conjoncture financière dans certains foyers, se réunissent en petit groupe pour préparer les épreuves d’Etat. Vous le voyez à la recherche d’un studio, soit d’une maison à louer. Cette organisation s’effectue à quelques jours de la présentation des examens d’Etat qui sanctionne la fin d’études du cycle secondaire, prévue le 25 juin prochain dans toute l’étendue de la RDC.

Il sied de souligner que ce phénomène dérange le budget familial des certains parents Kinois et occasionne beaucoup d’anti-valeurs notamment, le libertinage dans la vie des élèves. Pour ce séjour temporaire de 20 jours, certains maquisards déboursent jusqu’à hauteur 200 à 300 dollars américains sans tenir compte de la ration quotidienne de leurs parents.

Par ailleurs, dans d’autres établissements, c’est l’école elle-même qui prend l’initiative d’interner les élèves finalistes dans l’enceinte de l’Institution. Dans ce cas, ce maquis sera bien suivi par les responsables de l’école et les maquisards consacreront leur temps à préparer normalement leurs examens.

A en croire certaines vérités, certains finalistes du secondaire de la ville de Kinshasa ont adopté ce phénomène, simplement pour être loin des tapages diurnes et nocturnes. Certains disent que c’est pour la faciliter d’entrer en contact avec les « fuites d’item » : Or, ce qui est vrai est que ces finalistes n’étudient presque pas. Ils ne font que se déambuler en petite culotte, minijupe et robes séduisantes, suivre seulement la musique...

Curieusement, d’après certains élèves qui n’ont jamais eu l’envie d’y aller, ce sont toujours les maquisards qui échouent lamentablement aux épreuves des examens d’Etat. A cet effet, le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel, Maker Muangu doit, cette fois-ci, prendre des mesures à ne pas favoriser des réussites qui n’avaient pas à d’autres finalistes qui ne méritent pas à  affronter l’Université.

Qui vivra verra !

Jules Ntambwe/La Prospérité