Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Le blog de gmanzukula-alternatif-congolais.over-blog.com

Le blog de gmanzukula-alternatif-congolais.over-blog.com

Dans ce blog, il sera question de publier toutes les réflexions, articles, commentaires et opinions à caractère socio-économiques, politiques, culturels et religieux.


Les risques de l’hypocrisie internationale

Publié par Gabriel MANZUKULA Mjrrdcongo sur 20 Décembre 2011, 10:23am

Catégories : #Actualite

Dans quelques heures, le président Joseph Kabila sera, pour la seconde fois, investi comme nouveau et à fois ancien président de la République Démocratique du Congo. Mais contrairement à l’espérance et à la joie auxquelles ce genre de cérémonie donne très souvent lieu, la prestation de serment qu’on s’apprête à vivre à Kinshasa est davantage perçue comme un pas de plus vers le gouffre politique et social.

Dans la mesure où cette première prestation pourrait être suivie d'une autre,celle de l’opposant Etienne Tshisekedi, qui refuse toujours de se plier au verdict de la Cour suprême de justice. S’il est encore trop tôt pour savoir si les récentes menaces de Tshisekedi sont sérieuses, ou si elles relèvent d’un coup de bluff, on peut néanmoins dire que le durcissement des positions auquel on assiste aujourd’hui, est le fait d’une négligence "coupable" de la part d’un certain nombre d’acteurs.

Explications.

Ce mardi 20 décembre, ce n’est pas sans une certaine anxiété que les Congolais assisteront à l’investiture de Joseph Kabila. Contrairement à ce qu’on a l’habitude d’éprouver ailleurs, dans de telles circonstances, les Congolais n’auront pas le cœur à la fête.
Une situation paradoxale qui se manifeste notamment avec la présence sans doute trop visible de chars dans les rues kinoises, avec l’exceptionnel déploiement des services de sécurité. Les nouvelles autorités congolaises croyaient avoir conjuré le sort en procédant à une proclamation anticipée et quasi à huis-clos des résultats de l’élection présidentielle par la Cour suprême de justice (CSJ), mais les déclarations fracassantes d’Etienne Tshisekedi de dimanche dernier ont sonné comme un inquiétant rappel à la réalité. Les Congolais ne savent plus dans quelle sauce leurs élites politiques s’apprêtent à les cuire.

Cette situation découle d’un manque de prévention et de conséquences de la part de certains acteurs, notamment la communauté internationale. En effet, autant on avait flétri certains propos incendiaires d’Etienne Tshisekedi pendant la campagne électorale, autant il faut reconnaître que les accusations d’irrégularités qu’il avait brandies sont aujourd’hui reconnues par la quasi-totalité des acteurs. Naturellement, on n’a aucune idée de l’étendue de ces irrégularités, et éventuellement de leur impact sur les résultats globaux qui ont été publiés. Mais l’essentiel est que, cette fois-ci, il ne s’agit pas que de l’éternelle mauvaise foi d’un opposant résolu à ne pas laisser la dernière occasion qui s’offre à lui, de capitaliser sa longue bataille politique. Des irrégularités, il y en a eues. Et Kabila lui-même l’a reconnu.
La suite logique aurait été d’en tirer les conséquences. Or, dans ce cas d’espèce, si reprendre l’ensemble du processus électoral est économiquement impossible, on devait néanmoins convaincre le prétendu vainqueur à ne pas en rajouter. Il aurait suffi que Joseph Kabila consente à travailler avec son opposant. Mais au lieu de cela, on essaie d’user de subterfuges pour espérer déjouer l’adversaire.
En soi, c’est là une reconnaissance implicite de la légitimité de l’attitude de Tshisekedi. Et à la volonté du pouvoir congolais de ne pas céder, l’opposition congolaise répond, elle aussi, par le jusqu’auboutisme incendiaire. Tandis que la communauté internationale se contente du rôle de spectateur. Elle attend certainement que les frères ennemis congolais s’entredéchirent. Alors qu’il lui aurait simplement fallu contraindre Joseph Kabila à tendre la main à son opposition. Ç’aurait été d’autant plus facile que d’une part, le président-sortant est lui-même convaincu de l’existence des irrégularités et du caractère non transparent des élections et d’autre part, cette même communauté internationale a jusqu’ici obtenu ce qu’elle a voulu sur le continent africain. Mais bizarrement, dans le cas congolais, c’est comme si elle avait choisi le parti du chaos. A voir...

Fodé Kalia Kamara pour GuineeConakry.info

 

© Copyright Guineeconakry.info

Commenter cet article

Vincent L. 20/12/2011 21:05


Bonsoir M. Fodé Kalia Kamara,


 


Je me permets de réagir à votre article,  afin d'offrir à vos lecteurs un éclairage légerement différent.


Par conséquent, je vous remercie d'avance de m'offrir une tribune via votre site.


 


 


En réalité, je voudrais vous poser quelques questions.


 


1) Au vu des  déclarations fracassantes de Mr Etienne Tshisekedi, ainsi que des événements violents récents au cours des derniers jours, "si" vous étiez actuellement président de la RDC, de
quelle arme meilleur que la dissuasion incarné par des chars en ville, auriez vous usez pour assurer la paisibilité en ce jour?


 


2) Quant au huis clos de la CSJ, auriez vous agréér, "si" vous étiez président de la cours,  la présence des majorettes aurait-elle été à votre goût?


 


3) Terminons par les irrégularités... elles ont été nombreuses et reconnues par tous! Seulement, certaines relèvent de l'incompétence des acteurs (toutes parties confondues), d'autres d'une
situation générale de nos institutions et, enfin les dernières, d'intentions de fraudes. Il convient de les distinguer... 


A tort ou à dessein, chacune des parties utilises le même terme, "irrégularités" pour définir ce qui ne lui convient pas... ouvrant la porte à un ergottage sans fin.


 


La communauté internationale est elle la seule à pouvoir nous sortir du pétrin?

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents