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Le blog de gmanzukula-alternatif-congolais.over-blog.com

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Dans ce blog, il sera question de publier toutes les réflexions, articles, commentaires et opinions à caractère socio-économiques, politiques, culturels et religieux.


Message de Noël : Le Cardinal Monsengwo, une récupération de l’opposition

Publié par Mjrrdcongo sur 30 Décembre 2010, 10:53am

Catégories : #Actualite

arton37584-c5903-1-.jpg*Les politiciens qui oublient leur passé dans la destruction du pays et qui croient s’auto-absoudre aujourd’hui et s’ériger en messies pour le peuple congolais, sont des menteurs et donc, ils sont dans le collimateur du cardinal. *Les politiciens qui voient la bouteille vide là où elle est à moitié pleine, sont ceux qui croient que le peuple est dupe. Ils sont eux aussi dans le collimateur du cardinal.

 

Le cardinal Monsengwo est-il compris ? La question mérite d’être posée au regard de l’interprétation que certains accordent à son discours. Tout avait commencé par son message au peuple de Dieu de Kinshasa au cours de sa première messe au stade des Martyrs. Alors que le prélat, dans sa position de berger, exhortait le peuple de Dieu, particulièrement tous ceux qui ont une parcelle d’autorité dans tous les domaines de la vie nationale, de se mettre au service en lieu et place de se servir, d’aucuns ont récupéré ce discours pour pointer du doigt le pouvoir politique.

 

Les chefs des partis politiques, les chefs de familles, les chefs d’entreprises et autres, se sont soustraits de l’exhortation du cardinal dans une sorte d’absolution.

 

Encore un discours récupéré

 

Le jour de Noël, le cardinal a encore une fois mis son manteau de prophète pour dénoncer le mal et annoncer la parole de Dieu. Encore une fois, dans la même opinion, on récupère le discours du cardinal pour mettre au ban de la société une certaine catégorie de Congolais. Et pourtant, dans son message, le prélat catholique a appelé les fidèles de l’Eglise catholique en particulier et le peuple de Dieu en général à certaines vertus dont la paix, la vérité, la justice, ... Il les a appelés à cultiver les valeurs de la paix.

 

Pour un pays qui sort de la guerre et qui connaît encore des poches importantes d’insécurité dans sa partie orientale, l’interpellation du cardinal devient très sérieuse à tel point qu’il serait mal venu d’en faire un discours de repositionnement politique. Le cardinal a également appelé les Congolais à la culture de la vérité. Cette exhortation a son sens dans un pays où le mensonge se confond à la vérité qu’elle remplace. Mgr Monsengwo n’est pas passé à côté du but. Avec l’approche des élections, les Congolais n’hésitent plus à mentir et à faire du mensonge un moyen de la conquête du pouvoir.

 

La politique-mensonge

 

On ne peut exceller dans le mensonge, jeter en pâture les adversaires politiques, si on a de l’amour pour les semblables. L’exhortation du cardinal à l’amour se tient à l’exhortation à la vérité. Quiconque est juste ne peut mentir à souhait sur le compte du prochain. La paix, à comprendre le discours du cardinal tient à la vérité, à l’amour et à la justice. C’est l’affaire de tout le monde et non seulement des dirigeants politiques, même si les politiques ont le droit de donner l’impulsion à tout. Celui qui ne peut pas partager son pain sec, ne partagera jamais le pain beurré. Par conséquent, c’est pendant qu’on est dans l’opposition que l’on doit montrer patte blanche en faisant preuve d’amour, de vérité, de justice et de paix. Malheureusement, dans une certaine opposition on pense que c’est seulement en étant au pouvoir qu’ils pourront faire l’apprentissage de la vérité et de la paix. En attendant, ils décrètent unilatéralement leur « irresponsabilité » devant le peuple.

 

La politique de négation absolue appliquée par une certaine opposition qui croit s’attirer la sympathie du peuple en niant même les évidences dans l’action du gouvernement, n’est pas ignorée du cardinal. Lorsque le cardinal fait remarquer que le peuple n’est pas dupe, il ne rate pas ceux qui pensent bâtir leur devenir sur le mensonge et la manipulation. Il ne rate pas non plus ceux qui, après avoir participé à la destruction de ce pays, se donnent aujourd’hui le rôle de messie pour le peuple congolais, sans démontrer dans la pratique qu’ils sont capables de mieux faire.

Enfin, le cardinal n’a pas raté ceux qui se distinguent par un raisonnement d’aprioris, qui refusent une évaluation sincère du chemin parcouru et qui reste à parcourir. La courte mémoire d’une certaine opposition politique est une preuve non seulement de mauvaise foi, mais un mensonge entretenu. « Plutôt qu’une culture de la paix, c’est une culture de la guerre et de la violence qui est en vigueur dans notre pays. Toutes les dispositions sont prises et mises en place pour perpétuer la guerre, étant donné que celle-ci est favorisée par des intérêts partisans. Plutôt qu’une culture de la vérité, c’est une culture du mensonge qui se cache sous les stratégies des uns et des autres, nationaux comme expatriés. Le peuple n’est plus dupe ».

 

Le cardinal et les politiciens

 

Le cardinal Monsengwo connaît mieux que quiconque les politiciens congolais pour les avoir côtoyés. Lorsqu’il parle des stratégies des uns et des autres, il n’épargne personne. Car, pour ceux qui ont fait de la politique non seulement une carrière, mais aussi et surtout une question de vie ou de mort, tout est possible pour conquérir le pouvoir. « Plutôt qu’une culture de la justice, c’est une culture de l’injustice et de la corruption. Plutôt qu’une culture de l’amour, c’est une culture de la haine et de la division. Plutôt qu’une culture de la vie, c’est une culture de la mort et de l’insécurité qui se développe. Si l’on n’y prend garde, la mort sera banalisée dans notre pays. Nous invitons tous (tes) à un sursaut national, si nous ne voulons pas que le pays sombre dans l’intolérance extrême, qui de plus en plus se manifeste dans les relations des uns et des autres ». L’approche des élections approche le danger qu’entrevoit le cardinal. On sait ce qui est arrivé en 2006 après les élections. Beaucoup sont encore prêts à la contestation, à la diabolisation de la commission électorale dans laquelle pourtant ils ont des délégués.

 

Poussant leur hypocrisie très loin, ces politiciens du mensonge détournent même le message très clair du cardinal de sa vraie portée. Ils se mettent en tête, dans une projection impardonnable, que le cardinal pouvait se saisir d’une occasion aussi solennelle comme celle de la venue de l’enfant Jésus, pour faire comme eux, pour s’adonner à un jeu politique sournois, sans contredire son propre message, celui de témoignage de Emmanuel, la manifestation de la volonté de Dieu d’établir la paix entre les hommes à travers le culte d’amour du prochain et du pardon.

 

Ce n’est pas aujourd’hui que Mgr Monsengwo doit faire preuve de l’homme de l’Eglise au milieu du village. Hier une certaine opposition supposait l’avoir dans son camp, alors que lui, il avait conscience de faire son travail, d’appliquer la justice. La même opposition s’est finalement rendue compte que Mgr Monsengwo n’était pas privatisable, manipulable. Elle s’est alliée au pouvoir dictatorial pour le désavouer lorsqu’elle rendu compte qu’il ne faisait le jeu de personne. Cette opposition semble avoir oublié qu’elle a fait défiler des militants sur le boulevard Lumumba en chantant « Boma Monsengwo tika nyoka ». Traduisez : entre Monsengwo et le serpent, épargnez plutôt la vie au serpent. Que chanteront-ils demain lorsqu’ils comprendront une fois pour toutes que le cardinal Monsengwo, égal à lui-même, n’est jamais au service de petits intérêts politiques ?

 

L’Avenir

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