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Le blog de gmanzukula-alternatif-congolais.over-blog.com

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Dans ce blog, il sera question de publier toutes les réflexions, articles, commentaires et opinions à caractère socio-économiques, politiques, culturels et religieux.


RD Congo : Un désastreux bras de fer se profile

Publié par Gabriel MANZUKULA Mjrrdcongo sur 16 Décembre 2011, 11:45am

Catégories : #Actualite

Au dire de la Commission électorale indépendante (Céni), présidée par le très révérend Daniel Ngoy Mulunda, l’élection présidentielle congolaise du 28 novembre 2011 s’est soldée par la victoire sans ambages du candidat sortant, qui se voit donc offrir la possibilité de rempiler pour cinq ans. Les chiffres ? Ils sont d’une clarté d’eau de roche : 32 millions d’électeurs, un taux de participation de 58,81% et au final, un président sortant qui engrange 48,95% des voix devant son vieil opposant, lequel, lui, n’en totalise que 32,33%. Pour un scrutin à un tour unique, la sanction du processus est sans appel.

Le hic, c’est que cette victoire presque sans coup férir laisse beaucoup de monde dubitatif ; et les critiques pleuvent, plus acerbes les unes que les autres, qui émanent d’instances qui jouissent, dans le domaine, d’une sérieuse réputation à la fois de compétence et de respectabilité : la Monusco, le Centre Carter, l’Eglise catholique congolaise, l’Union européenne…, chacun y a été de sa petite observation ; leurs qualificatifs qui reviennent le plus sont «tendancieux», «frauduleux», «illégal» et conduisent à la conclusion que le résultat produit par la Céni du révérend pasteur ne «réflète pas la vérité des urnes».

Que l’on ne s’y trompe pas : ce n’est pas là ce qui empêchera forcément Mulunda ou Kabila de dormir : nul doute que l’un et l’autre ont, à ce jour, le noble sentiment du devoir bien accompli ; mais le problème existe à un autre niveau : celui de tout un pays désormais divisé en deux camps opposés se regardant en chiens de faïence ; car, ressentiment et frustration sont désormais presque palpables à Kinshasa et partout ailleurs au Congo ; les plus modérés pensant que, à supposer que Kabila ait gagné les élections, il ne peut pas les avoir remportées avec pareille aisance face à un Tchisekedi qui a de l’envergure, compte tout de même un électorat certain et a réussi la prouesse de faire de Kinshasa le bastion de ses fidèles.

Comme pour ne rien arranger, l’opposant, qui se sent floué, après s’être autoproclamé vainqueur de la présidentielle du 28 décembre 2011, à présent, corse sa stratégie et la pousse d’un cran : il appelle désormais le peuple «à protéger sa victoire» ; par des «moyens pacifiques», précise-t-il ; mais précaution sans doute inutile, car, à supposer que ses partisans l’entendent, ils ne feront peut-être pas du choix des méthodes leur principal cas de conscience lorsqu’ils décideront d’arracher des mains des «usurpateurs» ce que leur a donné la vérité des urnes. En face ils trouveront des partisans aussi farouches et déterminés, prêts, eux aussi, à défendre chèrement la vérité légale, prononcée par l’instance de la Céni.

C’est dire si une explosion guette la RDC et quelle explosion ! Déjà qu’en temps de paix, on n’en menait pas large dans ce pays, que devra-t-on en dire si l’on devait assister à un nouvel embrasement de ce territoire-continent ? La formule à maintes reprises vérifiée se confirme une fois de plus en terre africaine : élections d’importance dont on retranche la crédibilité en y multipliant les fraudes égalent rejet collectif qui précipite un pays dans le gouffre de la violence et de la désolation. A éviter absolument.



Par Jean Claude Kongo

 

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