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Le blog de gmanzukula-alternatif-congolais.over-blog.com

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Dans ce blog, il sera question de publier toutes les réflexions, articles, commentaires et opinions à caractère socio-économiques, politiques, culturels et religieux.


Recrudescence du phénomène « Kuluna » : Luzolo Bambi sonne le rappel des troupes

Publié par Gabriel Manzukula Mjrrdcongo sur 28 Mai 2011, 08:49am

Catégories : #Actualite

Qu’ils ont la peau dure, ces délinquants qui écument les rues à travers les communes de Kinshasa. Un conseil de sécurité présidé par le ministre de la Justice a donc cogité pendant plus de quatre heures pour trouver les remèdes susceptibles d’enrayer ce fléau.

Hier vendredi 27 mai, un conseil de sécurité s’est tenu dans la salle de conférences du cabinet du ministre de la Justice et Droits humains Luzolo Bambi Lessa. Objet de la rencontre : recherche des moyens plus efficaces pour en finir une fois pour toutes avec ces jeunes malfaiteurs qui terrorisent les paisibles citoyens avec des machettes et autres armes blanches.

Pour cette rencontre qui a duré de 13h00’ à 16h20’, le ministre Luzolo Bambi était entouré de tout ce que Kinshasa a comme fleurons en matière de sécurité. A titre illustratif, il y a eu la présence de l’inspecteur divisionnaire Charles Bisengimana, inspecteur général intérimaire de la Police nationale congolaise ; l’inspecteur divisionnaire Jean de Dieu Oleko, inspecteur provincial de la Police pour la ville de Kinshasa ; quatre procureurs de la République dont René Nsibu du Parquet de la Gombe ; Ndongo Nsita, inspecteur général de la Police judiciaire des parquets ; Dido Kitungwa, directeur de la Prison centrale de Makala ; plusieurs responsables de sécurité ; ainsi que des inspecteurs et des inspecteurs principaux de la Police nationale congolaise.

Après cette séance marathon qui s’est déroulée à huis clos, l’inspecteur général intérimaire de la Police nationale congolaise, Charles Bisengimana, a été le premier à se confier à la presse. Peu loquace, il a déclaré que cette rencontre concernait ce phénomène criminel qui doit être combattu. En résumé, a-t-il dit, il a été question de trouver des conclusions sécuritaires pour décourager les « Kuluna ». Il a ajouté que l’Etat doit assumer son rôle, celui de protéger la population.

Pour sa part, le procureur de la Républic René Nsibu a dit ceci : « Nous travaillons pour l’intérêt de l’Etat. Nous avons donc décidé de traquer les « Kuluna » à machettes aussi bien qu’en cravates ».

De son côté, M. Ndongo Nzita, inspecteur général de la Police judiciaire des parquets, s’est ainsi exprimé : « Ces gens ont beaucoup dérangé la population. Cette fois, nous avons tapé du poing sur la table, et le phénomène ‘’Kuluna’’ doit être enrayé ». A la préoccupation de la presse de savoir si les pilleurs des deniers publics et certains cadres qui se complaisent dans l’impunité étaient aussi concernés, il a répondu que cette réunion a surtout concerné les délinquants qui terrorisent nos cités. Et il a promis en guise de conclusion : « D’ici quinze jours, vous verrez des solutions ».

Mais les observateurs se demandent si ce n’est pas là un autre coup d’épée dans l’eau. En effet, ils ne crient plus à des solutions-miracles quand ils se souviennent qu’à une période pas encore lointaine, des procès en chambres foraines se sont déroulés dans plus d’un commune de la capitale congolaise pour persuader ces jeunes malfaiteurs. Certains ont été envoyés à Buluwo, d’autres à Angenga. Mais hélas, le mal n’a pas été endigué d’un iota.

Au contraire, ces jeunes bandits sont devenus plus mordants. Et cela, surtout du fait que parmi eux, on retrouve même des anciens policiers et des anciens militaires qui ont déserté la police ou l’armée à cause de leur esprit d’indiscipline et de barbarie. Inutile de souligner que le phénomène « Kuluna » est aussi encouragé par beaucoup de parent qui, bien que connaissant les méfaits de leurs rejetons, ne peuvent jamais les dénoncer. Par contre, ils sont les premiers à entreprendre des démarches pour que ces derniers soient relâchés.

Ironie du sort, la plupart des commandants de sous-commissariats de police savent où se nichent ces malfaiteurs. Quand ils les arrêtent le matin, ils les relâchent le soir. Pire encore, certains « Kuluna » qui ont été jugés et condamnés à 15 ou 20 ans devant des maisons municipales ou près des marchés retrouvent l’air libre après seulement quelques mois de détention. Ces récidivistes ne peuvent donc pas être dénoncés, par peur de représailles.

Par Donatien Ngandu Mupompa



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