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Le blog de gmanzukula-alternatif-congolais.over-blog.com

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Dans ce blog, il sera question de publier toutes les réflexions, articles, commentaires et opinions à caractère socio-économiques, politiques, culturels et religieux.


Vives réactions dans le monde après les tirs entre les Corées

Publié par Mjrrdcongo sur 23 Novembre 2010, 22:23pm

Catégories : #International

2010-11-23T095210Z 26322521 GM1E6BN1DIV01 RTRMADP 3 KOREA-NL'artillerie nord-coréenne a bombardé une île de Corée du Sud, en mer Jaune, tuant au moins deux militaires et déclenchant la riposte de Séoul. L’échange de tirs a duré environ une heure. L’armée sud-coréenne a été mise en état d’alerte. Le Nord affirme que le Sud avait tiré en premier. De source diplomatique française, une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU pourrait avoir lieu ce mardi 23 novembre 2010 ou demain, mercredi.

 

Le bombardement serait intervenu en signe de protestation contre les exercices militaires conjoints menés par la Corée du Sud et les Etats-Unis, l’une des trois grandes manœuvres militaires de l’année qui a débuté le lundi 22 novembre 2010, malgré l’opposition de la Corée du Nord.

 

Ces affrontements sont parmi les plus graves depuis plus de soixante ans et ils ont avivé les tensions dans la péninsule. La Corée du Nord et la Corée du Sud sont toujours théoriquement en état de guerre, depuis la guerre de 1950-1953. Des dizaines d'obus, pour la plupart visant une base militaire, sont tombés sur l’île de Yeonpyeong, située en mer Jaune, dans une zone disputée par les deux Corées, théâtre d’autres incidents par le passé. Des dizaines de maisons ont brûlé et les habitants ont été évacués vers des abris en zones sûres. Depuis le bombardement, l’île est totalement privée d’électricité.

Yeonpyeong, qui a un millier d’habitants, est située juste au sud de la ligne frontalière décrétée par les Nations unies après la guerre de Corée, mais au nord de la ligne de partage revendiquée par la Corée du Nord. De graves incidents navals s’étaient produits dans la même zone en 1999, 2002 et 2009.

 

Ces tirs interviennent alors que l’existence d’un programme d’enrichissement d’uranium en Corée du Nord a été révélé par le scientifique américain Siegfried Hecker. Il a été invité par les responsables communistes à visiter un site nucléaire ultramoderne, équipé de centaines de centrifugeuses. Cette annonce a provoqué l’indignation internationale, accroissant la tension et l’inquiétude des Etats-Unis et de leurs alliés. Ce programme fournirait à Pyongyang une alternative à la filière du plutonium, pour la production d’armes atomiques. Les autorités du Nord assurent vouloir reprendre les négociations à six sur le démantèlement de leur programme nucléaire militaire, mais Washington et Séoul les somment de se conformer au préalable à leurs engagements en la matière.

 

Selon certains analystes chinois, les affrontements ont été orchestrés par les autorités de Pyongyang, qui veulent reprendre les négociations en position de force.

 

L’émissaire américain pour la Corée du Nord, Stephen Bosworth, qui effectue une tournée dans la région, a rencontré à Pékin des responsables chinois, avec lesquels il a évoqué le bombardement de l'île Yeonpyenong.

 

Réactions internationales

 

A Séoul, l’état-major sud-coréen a confirmé que les obus avaient atteint l’île où se trouve un détachement de l’armée ; d’autres sont tombés en mer. L’armée sud-coréenne a riposté aux tirs d’obus nord-coréens, a annoncé le ministre sud-coréen de la Défense, qui a placé l’armée en état d’alerte maximum. Les avions de combat ont reçu l’ordre de survoler l’île. Le président sud-coréen Lee Myung-bak a convoqué une réunion d’urgence du cabinet de sécurité ; il a plaidé pour une réponse ferme, tout en ordonnant aux responsables de gérer la situation au mieux, « pour éviter une escalade ». Washington a condamné fermement « l’attaque nord-coréenne » et a exhorté le régime de Pyongyang à mettre fin à cet « acte de belligérance ». Les Etats-Unis sont l’un des membres du groupe des six, qui réunit également la Chine, la Russie, le Japon, les Etats-Unis et les deux Corées – groupe qui vise à faire renoncer le régime communiste nord-coréen à ses ambitions nucléaires.

 

L’Otan condamne avec la même fermeté « le bombardement de l’île sud-coréenne par la Corée du Nord, ayant fait des victimes ». L’Union européenne « condamne fermement cette attaque de la Corée du Nord et suivra attentivement les développements de la situation ».

La France « appelle la Corée du Nord à l’arrêt des provocations et à s’abstenir de tout nouvel acte susceptible de conduire à une aggravation de la tension dans la région ».

 

La Chine - évitant de condamner la Corée du Nord - a fait part de sa « préoccupation », et juge « impératif » de relancer le processus de négociation à six sur le programme nucléaire nord-coréen. Un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a demandé aux deux parties de « faire davantage pour contribuer à la paix ». Pékin est le seul allié économique et diplomatique de Pyongyang ; le dirigeant nord-coréen Kim Jong-il s’est rendu deux fois en Chine, depuis le début de l’année.

 

Moscou a mis en garde contre une « escalade » de la situation dans la péninsule coréenne. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a estimé que les tirs d’obus nord-coréens représentent « un danger colossal », pouvant « dégénérer » en conflit ouvert. Le Premier ministre japonais Naoto Kan a demandé pour sa part à ses ministres de se préparer à « toute éventualité ».

 

De source diplomatique française, on indique qu'une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU est en cours d’organisation ; elle aura lieu probablement demain, mercreedi 24 novembre 2010.

 

Vincent IIutiu

 

RFI

 

 

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