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Le blog de gmanzukula-alternatif-congolais.over-blog.com

Dans ce blog, il sera question de publier toutes les réflexions, articles, commentaires et opinions à caractère socio-économiques, politiques, culturels et religieux.


Lexique autour de Hans Jonas

Publié par Gabriel MANZUKULA Mjrrdcongo sur 22 Novembre 2018, 10:06am

Catégories : #Philosophie

Imputabilité : (etym : latin imputare, « imputer », « attribuer »). Caractère d’un acte qui peut être imputé (ou attribué) à quelqu’un, ce qui signifie que cette personne est, en tant que sujet libre et conscient,  tenue pour moralement et  (selon les cas)  juridiquement  responsable de ce qu’elle a fait. Il en résulte qu’elle doit  reconnaître en avoir été l’auteur et en assumer les conséquences.

Droit : (etym : latin directus, « droit », ni courbe ni  tordu ; ce qui est conforme à la règle)


1) Sens courant : pouvoir moral d’exiger quelque chose en vertu d’une règle ou d’un principe reconnu. Les droits  procèdent toujours de contrat tacites qui fixent  des obligations correspondant à ces  droits : il n’y a pas de droits sans devoirs réciproques.


2) Sens juridique : ensemble des règles et des normes qui encadrent la vie sociale et qui s’expriment par des lois. Le droit « positif » est le droit en vigueur dans telle ou telle société.  Le « droit public » est celui qui concerne les rapports des citoyens avec le pouvoir. Le « droit international » régit les rapports des nations les unes avec les autres ainsi que les relations entre les sujets de ces nations.

3) Philosophie : le droit « naturel » ou encore « rationnel »  est celui qui est censé résulter de la nature de l’homme  en tant qu’elle préexiste à toute disposition conventionnelle.  Le droit naturel est posé comme supérieur à toute législation positive ; il constitue la référence indispensable pour tout homme qui refuse de se soumettre au droit positif pour des raisons morales  (droit de désobéir, incarné par Antigone ou Socrate).

Etre :  (etym : latin esse, être)

1) Verbe : exprime le fait d’exister, ou bien l’essence (nature, identité de quelque chose) ou encore l’appartenance à une catégorie, à une espèce

2) Substantif : tout ce qui est, ou existe. L’être renvoie donc à la fois aux réalités en devenir, mais aussi aux essences ou aux idées qui « sont »  quoique d’une manière abstraite

3) Chez Aristote : terme indéfinissable du fait de sa généralité même, il peut se dire de tout : « l’Etre lui-même n’est pas un genre » (Aristote).

Existence : (etym:latin existentia, de existere, sortir de, s’élever de,  de ex, sortir, et sistere, se tenir)  Mode d’être qui se distingue de celui des essences et qui est synonyme de « réalité effective » par opposition à une réalité simplement conçue  voir Essence/existence chapitre 1 p 00 et En soi/pour soi p 00

Ontologie :  (etym : grec on, ontos, l’être , et logos, science, discours)

1) Sens originel :  désigne, depuis le 17 ième siècle, la partie de la philosophie qui porte sur l’ « être en tant qu’être », correspondant à ce qu’Aristote appelait la philosophie première

2) Philosophie contemporaine : les existentialistes distinguent l’étude des lois de l’être en tant qu’essence (essentalisme) et l’étude de l’existence des êtres concrets singuliers ou « étants » (existentialisme).

Métaphysique : (etym :de meta, après, et phusica, la nature ; à partir du moyen-âge meta change de sens et signifie : au delà)

1) Chez Aristote : synonyme d’ontologie, désigne la philosophie première qui porte sur les principes et les causes premières, et s’attache à l’étude de l’  « être en tant qu’être »

2) A partir de Descartes : la métaphysique , chez les philosophes du 17 ième siècle,  est la connaissance  spéculative  qui ne repose   sur  aucune expérience sensible, et   qui porte plus particulièrement sur l’être en tant qu’être,   ou encore sur l’essence de  tout ce qui est

3) Chez Kant :  la raison humaine ne peut atteindre l’absolu, l’inconditionné,  les choses en soi. Kant donne au mot « métaphysique » un sens nouveau, qui renvoie à l’entreprise critique elle-même : « inventaire systématiquement ordonné de tout ce que nous devons à notre raison »

4) Sens contemporain : recherche concernant tout ce qui a trait au sens de l’existence humaine : la métaphysique constitue selon Sartre « un effort pour embrasser du dedans la condition humaine dans sa totalité »

5) Chez Hans Jonas : synonyme de « ontologie », interrogation sur l’être, et plus particulièrement que la raison d’être et la valeur hypothétique de tout ce qui est.

Ecologie : (etym : grec oikos, maison, habitat, et logos, science, étude)  Terme créé en 1866 par le naturaliste Ernst Haeckel, qui définit l’écologie comme «  la totalité de la science des relations de l’organisme avec l’environnement, comprenant au sens large toutes les conditions de son existence ».

1) Sens courant : ensemble des mouvements politiques qui se donnent  pour objectif de  limiter la dégradation de notre environnement et qui récusent l’idéologie dominante  dans la mesure où elle voit dans le  « progrès » un mouvement inéluctable et  bénéfique

2) Philosophie : théorie selon laquelle la nature est un être vivant qui, en tant que tel, est  fragile et qui mérite d’être protégé et  préservé.  On peut distinguer une écologie fondamentaliste, pour laquelle la nature possède une valeur intrinsèque, et une écologie environnementaliste, pour laquelle la nature doit être protégée en tant que milieu préservant la possibilité d’une survie de l’humanité dans des conditions décentes (Luc Ferry Le nouvel ordre écologique).

Heuristique : (etym : heuriskein, trouver, de heuris, bon nez , flair)

1) Adjectif : Qui concerne la recherche. Une hypothèse « heuristique » est une hypothèse qui sert de fil conducteur dans la recherche.

2) Substantif : Partie de la science qui a plus spécifiquement  trait à la recherche ainsi qu’à la critique des documents et des indices.

Sacré : (etym : latin sacer, sacré, de sancire, consacrer, rendre inviolable par un acte religieux)

1) Sens courant : désigne tout ce  qui appartient à un domaine séparé et inviolable et qui fait l’objet d’une vénération particulière

2) Religion : tout ce qui entretient un rapport avec la religion, suscitant respect, vénération et crainte. Le sacré renvoie au mystère et à l’inconnaissable, mais aussi à quelque chose de redoutable qu’il convient de séparer nettement du « profane »,  et que l’on ne peut aborder en tant que tel que par l’intermédiaire de rituels appropriés

3) Sociologie : est tenu pour sacré, au delà de ce qui est objet de vénération religieuse, tout ce que les interdits protègent et isolent.  Chaque société définit le sacré comme elle l’entend. Le seul point commun de tout ce qui est tenu pour sacré ( comme les devoirs filiaux, par exemple, ou  le respect dû aux morts), c’est que ce qui est « sacré »  a plus de valeur que la vie, et mérite donc des sacrifices, voire le sacrifice suprême. Une société dépourvue de tout sacré ne semble pas concevable.  Dans les sociétés traditionnelles, la nature en général comporte une dimension sacrée. Cette sacralisation de la nature nous fait défaut aujourd’hui où  certains  se demandent pourquoi ils devraient modifier leur comportement irresponsable  à l’égard de la planète  (cf Edgar Morin : Terre-patrie, 1993)

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