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Le blog de gmanzukula-alternatif-congolais.over-blog.com

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Dans ce blog, il sera question de publier toutes les réflexions, articles, commentaires et opinions à caractère socio-économiques, politiques, culturels et religieux.


Elections 2011 : les dés sont jetés / D’une province à l’autre / La fin et le commencement

Publié par Gabriel MANZUKULA Mjrrdcongo sur 29 Novembre 2011, 07:36am

Catégories : #Actualite

Le peuple congolais est allé aux urnes hier lundi 28 novembre. Il a voté dans le cadre des élections présidentielle et législatives, édition 2011. Moment pathétique. Instant historique. 

Alea jacta est, diraient les latinistes. Les dés sont jetés, renchériraient les francophones. En attendant la proclamation officielle des résultats définitifs du vote.

Les élections présidentielle et législatives, édition 2011, se conjuguent désormais au passé. En effet, le peuple congolais s’est rendu hier lundi 28 novembre, dans le calme, pour poser le geste citoyen, ô combien significatif et déterminant. 

Significatif parce qu’il devrait être fait en toute responsabilité pour traduire en acte l’indépendance de l’électeur. Déterminant dans la mesure où ce geste scelle le sort de la République démocratique du Congo. 

Il va de soi que le peuple congolais a voté pour le futur président de la République, incarnation de la Nation, et également pour les futurs députés nationaux, ses mandataires. Certes, il faut encore et toujours prendre son mal en patience dans l’attente de la proclamation officielle, le 17 décembre, des résultats définitifs des scrutins couplés par la Cour suprême de Justice. Mais, le 6 décembre 2011, la CENI aura déjà annoncé les résultats provisoires. C’est alors que la boucle aura été bouclée. Le pays pourra repartir vers une nouvelle aventure que l’on souhaite plus heureuse que celle que l’on vient de vivre, au regard des grands défis à relever. 

Le peuple congolais vient donc de connaître un moment pathétique. Il est en train de vivre des instants historiques, car si sa volonté est respectée, son vote demeuré naturel et les résultats non dénaturés, il aura accompli son devoir citoyen tel qu’il aura voulu. C’est dire qu’une nouvelle page d’histoire est en train d’être tournée et que tous les Congolais s’apprêtent à l’écrire en lettres d’or en vue de marquer leur détermination d’aller toujours de l’avant. De sortir ce pays du bourbier, de rejeter à jamais cette piteuse légende d’un Congo immature, instable et aliéné. 

Les Congolais viennent par conséquent de prendre rendez-vous avec l’histoire dans cet élan de s’inscrire dans ce contexte d’un peuple émancipé, en pleine mutation en vue de faire de la RDC un pays uni, fort et prospère. C’est le sens que tous les Congolais devraient donner à leur choix, à leur vote du 28 novembre. 

Fin de campagne brutale, ensanglantée

Mais hélas ! Le peuple congolais a continué à subir la pression tout au long de cette campagne électorale. Du début jusqu’ à la fin, face à la boulimie du pouvoir, à l’intolérance politique, mais aussi à l’analphabétisme politique, manifestations incontestables de l’opportunisme et du clientélisme politiques pour les privilèges du pouvoir. 

Le jeu a été en quelque sorte dénaturé par ces accrochages, cette escalade verbale ponctuée d’invectives et de violence qui s’est soldée par mort d’hommes. Du début jusqu’à la fin. Preuve que la campagne électorale n’a pas été honorable. Au contraire, elle s’est révélée brutale et ensanglantée. 

Kinshasa, qui devrait servir de point de chute, a été privé de dernières heures de cette campagne tant la tension était à son comble. Il y a eu des accrochages, des tirs en l’air et à balles réelles. Conséquence : mort d’hommes et le bilan exact ne sera jamais connu. Cependant que l’autorité urbaine, à tort ou à raison, a décidé, sur le tard, l’interdiction de l’organisation des meetings et autres manifestations publiques sur toute l’étendue de la ville de Kinshasa. Une note négative et triste sur fond de laquelle les Kinois sont allés voter. 

Inquiétante aussi d’autant que jusqu’au bout, les Congolais n’auront pas été rassurés de la crédibilité de l’organisation des élections. De l’audit du serveur central aux bureaux fictifs, vrais ou faux, le bras de fer a continué à exister, faisant ainsi le lit des contestations imminentes. L’on n’est pas encore sorti de l’auberge. 

Le plus dur devant nous

C’est à partir de maintenant que l’on est en train de vivre les minutes cruciales, voire difficiles de ce processus électoral. Des minutes déterminantes visant à certifier la crédibilité et la transparence de ces élections. Mieux, de tout ce processus électoral. C’est la crédibilité de la CENI qui se joue en ces instants précis. 

C’est même le sort de la République démocratique du Congo. Car, il suffit d’une déclaration inopportune autour de ces élections pour servir de déclic à des imprévisibles avec tous ces nerfs tendus. Surtout qu’aucun des candidats à la présidentielle n’a affiché une image rassurante de tolérance politique. Qu’aucune déclaration de tolérance politique, pourtant très attendue, les engageant et qui aurait joué à la décrispation n’a été faite. On ne sait deviner leurs vraies intentions. On ignore de quoi sera fait demain. 

Demain, c’est la constitution de la majorité parlementaire, l’élection du futur bureau de l’Assemblée nationale, la mise en place du futur gouvernement. Encore des « joutes politiques » à même de porter un coup dur au « vote » du peuple congolais. Car, plus que jamais, l’avenir de ce pays réside dans l’existence des « institutions nationales dépersonnalisées ». Force est donc de tirer les leçons utiles de précédentes élections et du fonctionnement des institutions issues du scrutin de 2006. 

Il ne reste plus qu’à demander aux acteurs politiques de respecter la « volonté réelle et naturelle » du peuple congolais. Dans la paix, le respect des résultats des urnes non falsifiés et la tolérance politique. Car demain, c’est déjà 2012, l’amorce d’une nouvelle aventure politique face aux grands défis, notamment l’émergence d’un Etat moderne, d’une Nation prospère et d’un peuple responsable. 

Elections 20011 : d’une province à l’autre

Les élections présidentielle et législatives nationales 2011 se sont déroulées généralement dans le calme, hier lundi 28 novembre, sur l’ensemble du territoire national. Cependant, des incidents et autres irrégularités ont été enregistrés dans certains coins du pays, rapporte radiookapi.net.

Ville de Kinshasa 

Au quartier Kinsuka pêcheur (commune de Ngaliema), dans le centre situé à l'école St Damien qui compte 13 bureaux, de nombreux électeurs se plaignaient auprès des agents de la CENI. Motif : ils ne retrouvaient pas leurs noms sur les listes électorales. Par ailleurs, des témoins de partis politiques affirmaient que l'accès aux bureaux de vote leur a été refusé, ce que conteste la CENI. 

Au complexe scolaire Mgr Moke de Kalamu, les 20 bureaux de vote ont été ouverts depuis 7 heures du matin. Tout le matériel électoral était disponible, bulletins, isoloirs, etc. Les électeurs étaient présents. Cependant, un certain nombre d’entre eux ont eu des difficultés à savoir dans quel bureau ils devaient voter. Des observateurs nationaux ont été au rendez-vous. 

Au centre de vote de l'ITI NDjili, le dernier bureau de vote a ouvert à 7h30’. Les électeurs présents malgré la pluie. Un problème sérieux dans ce centre : le matériel électoral est là, sauf les isoloirs. Les agents de la CENI ont essayé de prendre des dispositions avec le matériel disponible pour garantir le secret du vote. 

Dans le quartier de Mbankana, situé dans la commune de Maluku, le centre installé dans l'enceinte de l'Institut pédagogique de la Lufimi avait ouvert depuis 6 heures, malgré la pluie. Le matériel était disponible et le vote a bien commencé. Notre correspondant a visité 13 autres bureaux, dans lesquels le vote a également commencé. La seule difficulté jusqu'à présent provenait des témoins des partis politiques qui voulaient accéder au même moment dans les bureaux. 

Au centre de vote situé dans le collège Boniface à Masina, une grande flaque d'eau devant le site empêchait les électeurs d'y accéder. 

Kimbanseke : au centre de vote situé sur l’avenue Ndjoko, le matériel électoral n'était pas encore installé, et les électeurs attendaient. Autre problème : les listes électorales ont été déchirées par des inconnus, et les électeurs ont donc du mal à retrouver leurs noms. 

Au centre de vote de l’EP Kingansani, il y avait engouement des électeurs, malgré la pluie. Un peu d'agitation et de bousculade dues à cet engouement, mais cela s’est déroulé sans incident majeur. Un agent de police était présent devant chaque bureau, mais aucun n'a dû intervenir jusqu'à présent. Les témoins des partis politiques sont bien représentés, notamment de l'UDPS et du PPRD, ainsi que des observateurs nationaux indépendants. 

Dans les centres de vote de la commune de Kintambo, l'ambiance était un peu morose, les électeurs attendaient, sans doute à cause de la pluie. Seuls des témoins des partis et des observateurs étaient présents. Dans l'un des centres de cette commune visité par notre journaliste, seuls une cinquantaine de personnes seraient venues voter depuis ce matin, alors que plus de 10 000 électeurs étaient inscrits dans ce centre. Des observateurs internationaux de la SADC, de l'Union européenne, et de l'ambassade des Etats-Unis sont passés dans cette commune. 

Le centre de vote situé sur la rue Twana, dans la commune de Lemba a ouvert à 6 heures locales. Les opérations de vote ont commencé environ une demi heure plus tard, a constaté un reporter de Radio Okapi. Ce centre comptait quatorze bureaux de vote. Pas encore d’engouement dans ce centre. Les électeurs cherchaient encore leurs noms sur les listes affichées. 

Dans la commune de Gombe, la pluie est tombée fortement dans la matinée. Au complexe scolaire Anuarite, où environ 7 000 électeurs sont inscrits, la pluie perturbe le bon déroulement du vote. Des centaines d'électeurs étaient présents mais se sont dispersés lorsque la pluie est tombée. Les observateurs nationaux et internationaux sont présents, ainsi que les témoins des partis. Les principales difficultés jusqu'à présent, à part la pluie, sont celles des électeurs qui ne retrouvent pas leurs noms sur les listes de vote. 

Nord-Kivu 

La plupart des bureaux ont ouvert à l'heure dans la ville de Goma. Cependant, un incident sérieux est survenu au centre de vote situé dans le complexe scolaire La Joie. Des électeurs ont dénoncé un bourrage des urnes. 

Selon la CENI il s'agissait d'un malentendu, dû au fait que les témoins des partis, observateurs et journalistes sont autorisés par la procédure à voter avant les autres électeurs. La police a cependant tiré pour disperser la foule. Le bilan actuel faisait état d'un blessé suite à ces tirs. 

Masisi : au centre de vote situé dans l'école primaire Imabara, les bureaux ont été ouverts à 5 heures. Le matériel était disponible, et le vote s’est déroulé normalement. Les électeurs étaient nombreux dans les files. Les observateurs nationaux et témoins des partis politiques étaient présents, mais aucun observateur international n'a été vu. 

A Lubero, quelques électeurs ne savaient pas où voter. Un déséquilibre a été noté dans la présence des témoins des partis politiques sur place. 

Au centre de vote de Mulo, tous les bureaux étaient ouverts et une foule d'électeurs était présente. Tout le matériel électoral était disponible au centre de Lubero et à Mulo. 

Quelques observateurs nationaux ont été vus par le reporter de Radio Okapi à Goma. Les témoins de principaux partis politiques étaient aussi présents. 

Au complexe scolaire de la Concorde, tous les bureaux étaient ouverts. Tout le matériel était en place, les électeurs ont commencé à voter sans difficultés. 

Les opérations de vote ont démarré sous une grande pluie à Walikale, mais dans le calme, les deux sites de vote prévus dans le centre-ville étaient ouverts. 

Sud-Kivu 

Au collège Alfajiri de Bukavu, les bureaux étaient ouverts depuis 6 heures. Près de 3 000 électeurs étaient inscrits dans ce centre. Beaucoup d’entre eux avaient déjà voté, a indiqué le chef de centre à notre correspondant, sans préciser leur nombre. Les files n’étaient plus longues devant certains bureaux. 

Dans d’autres, les agents de la CENI n’avaient plus rien à faire parce que les électeurs ont voté le matin. Les observateurs internationaux étaient présents et les opérations se sont déroulées dans le calme. 

Le bureau de vote visité par notre correspondant à Nyabibwe a été ouvert avec 45 minutes de retard, à cause de la pluie. Le vote a donc commencé à 6h45’, mais tout le matériel électoral n'était pas disponible. Il manquait les listes d'émargement, listes des radiés, listes de vote par dérogation ainsi que les listes d'électeurs radiés et omis. 

Dans les autres bureaux visités, les opérations se sont déroulées avec une certaine lenteur. Les noms de beaucoup d'électeurs ne figuraient pas sur les listes affichées. 

A Uvira, les électeurs étaient nombreux à l’Institut Ekima, les bureaux ont été ouverts à 6 heures et l'ambiance était bon enfant. 

Dans la vingtaine d'autres bureaux visités par notre correspondant, les électeurs étaient nombreux. La forte présence de témoins des partis politiques a engendré quelques bousculades dans certains bureaux. 

Dans plusieurs centres de vote de Kalehe, les esprits étaient surchauffés. Plusieurs milliers d'électeurs ont afflué depuis 3 heures du matin, mais le vote n'avait pas encore commencé, car tout le matériel électoral n'était pas encore arrivé et installé. 

Bas-Congo 

Les 14 bureaux de vote du centre de l'ISTM Kisantu étaient ouverts depuis 6 heures locales. Malgré la pluie, de nombreux électeurs affluaient depuis le matin. Notre correspondant a visité 80 autres bureaux de vote dans cette ville. Tout se déroulait dans le calme jusque-là (13 heures). En revanche, au quartier Kandu, aucun témoin n'était présent dans 5 bureaux de vote visités. 

Mbanza-Ngungu : le site de vote de la paroisse Ste Thérèse, avec 4 centres de vote, a ouvert ses bureaux entre 6h15 et 7h15’. Dans les autres centres visités, les bureaux ont été ouverts entre 7 h et 8h. Un certain nombre d'électeurs cherchent encore où aller voter. Des observateurs nationaux ainsi qu’internationaux (2 observateurs de la SADEC et 2 de l'Union européenne) étaient présents. 

A Moanda, le centre de vote situé dans l'Institut saint-Bernard a ouvert à 6 heures du matin. Tout le matériel électoral était déployé et le vote a commencé. Notre correspondant a visité 5 autres centres de vote où le scrutin a également démarré. Des observateurs nationaux étaient présents. 

Katanga 

Les premiers bureaux de vote ont été ouverts depuis 6 heures à Lubumbashi. Les électeurs étaient présents. Dans le quartier de Rwashi cependant, les opérations n'avaient pas encore commencé. Un camion de la CENI contenant des bulletins a été incendié pendant la nuit. Dans le quartier de Kamalondo, les opérations de vote n'avaient pas encore commencé non plus. 

Des coups de feu ont été entendus dans certains coins de la ville de Lubumbashi. Un bureau de vote a été attaqué et incendié par des hommes armés dans l'école Njanja, située dans la commune de Kampemba. Ils auraient emporté les urnes. Nos journalistes sur place indiquent également que des tirs ont été entendus du côté du centre de vote Jean Calvin sur l'avenue de la révolution. 

Le centre de vote de Nehema à Kambove a été ouvert depuis 6 heures. Tout le matériel électoral était disponible et le vote s’est bien déroulé. De longues files d'électeurs étaient observées en début de matinée devant les bureaux. 

A Kolwezi, le centre de vote installé dans l'école primaire Kimpembani a été ouvert à 6 heures. Le matériel électoral était disponible et le vote a bien commencé. Dans les autres centres de vote visités par notre correspondant, le vote a également commencé. De longues files d'électeurs étaient visibles devant les bureaux de vote. 

Au centre de vote de l'Institut Kipushi, où plus de 5000 électeurs sont inscrits l'ambiance était bonne. Les électeurs affluaient depuis 6 heures du matin. Pas de bousculade ni de désordre. 

Au complexe scolaire Efasa de Likasi, les bureaux de vote ont été ouverts à 6 heures du matin. Il y a un engouement des électeurs, mais beaucoup cherchaient encore leur nom sur les listes électorales. Le matériel de vote était disponible. Dans chaque bureau on a trouvé deux urnes et quatre isoloirs. Le vote a bien commencé. 

Au centre de vote à l'institut Langa de Kamina, les bureaux de vote ont été ouverts depuis 5 heures et le premier bulletin de vote a été mis dans l'urne à 6 heures. Beaucoup d'électeurs attendaient en file. Certains cherchent encore leurs noms sur les listes. Aucun incident n’a été signalé jusque-là. 

A l’école primaire Mwanga de Kipushi, les bureaux de vote ont été ouverts à 6 heures du matin. Des files d’électeurs ont été observées. 

Kasaï Occidental 

Une très vive tension a été observée depuis le début de la matinée dans les centres de vote de Kananga. Les électeurs s’étaient réunis tôt par milliers, mais ils ont eu de grandes difficultés à voter. Certains bureaux manquaient de kits électoraux. Des électeurs ne retrouvaient pas leurs noms sur les listes électorales. Les électeurs avaient réagi violemment face à cette situation dans le centre de Bakole. Ils ont incendié le bureau et lynché l'un des présidents du centre. 

Au centre de vote installé dans l'enceinte de l'école primaire Tuaka Disanga à Tshikapa, les électeurs ne cessaient d'affluer depuis 6 heures. Certains électeurs ne retrouvaient pas leurs noms sur les listes électorales, ce qui crée une petite confusion devant certains bureaux. Certains bureaux manquaient également des listes de vote par procuration. Les agents électoraux étaient obligés d'utiliser des feuilles de papier pour établir ces listes. 500 personnes environ attendaient devant chaque bureau. 

Une observatrice nationale de RENOSEC a été tabassée par des électeurs à Kananga. Selon le secrétaire exécutif de ce réseau au Kasaï Occidental, les électeurs qui attendaient de voter à ce bureau situé dans l'école primaire Appolo la soupçonnaient de tricherie. 

Plusieurs incidents sérieux ont été signalés dans la ville de Kananga. Dans le bureau du centre de vote de Kamayi, le matériel électoral était arrivé très tardivement, vers 13h. Les électeurs, très nombreux, ont seulement commencé à voter à partir de 14h. 

Kasaï Oriental 

Le centre de vote situé dans l'Institut Okundji (Lodja) avait ouvert ses portes vers 11h10’, en raison d'une arrivée tardive du matériel électoral. Le vote s’est déroulé dans une certaine précipitation. Dans les cinq autres bureaux visités par notre correspondant, le vote s’est déroulé normalement. 

La pluie a retardé de deux heures le début des opérations de vote à Mwene-Ditu, qui ont donc commencé à 8 heures. Un grand engouement a été observé dans les centres visités par notre correspondant. Les agents de la CENI ont passé la nuit dans les bureaux. 

Les seuls incidents étaient liés aux électeurs qui ne retrouvaient pas leurs noms sur les listes électorales affichées devant les bureaux de vote. Les agents électoraux leur demandaient d'aller voter dans d'autres centres, ce qui a créé le mécontentement. 

Province Orientale 

Dans les bureaux de vote du centre-ville de Bunia, les électeurs circulaient par milliers. Le matériel était en place, et les témoins et observateurs également. Cependant, de nombreux électeurs devaient parcourir de grandes distances d'un centre à un autre pour trouver leur nom sur les listes électorales. 

Par ailleurs, des témoins déployés dans 5 localités du Nord de Bunia signalaient qu'à 10 heures le matériel électoral n'avait pas encore été réceptionné. 

A Isangi, le bureau de vote installé dans l'école primaire Isangifie a été ouvert depuis 6 heures du matin. Tout le matériel électoral était disponible et le vote a bien commencé. Une centaine de personnes attendaient en file devant le bureau. 

Dans les autres bureaux de la ville, les électeurs étaient aussi présents, mais beaucoup ont du mal à retrouver leurs noms sur les listes affichées. 

Au centre de vote dans le quartier de Teli à Isiro, les 18 bureaux ont été ouverts à 6 heures du matin. Beaucoup d'électeurs étaient présents en file indienne. Ils ont commencé à arriver à 5 heures. 

Au centre de vote situé dans la paroisse Notre- Dame du Congo à Aru, des centaines d'électeurs étaient présents. Certains ne retrouvaient pas leurs noms sur les listes. Le chef du centre a indiqué que les électeurs qui s’étaient inscrits dans ce centre vont pouvoir y voter. 

Bandundu 

Au bureau de vote W d’Idiofa, les opérations ont démarré avec retard à 7h30’. Le matériel était disponible. Le vote a commencé, plus de 500 personnes attendaient devant le bureau. 

Au centre du site du lycée Matondo, situé à Bandundu ville, les opérations de vote ont commencé à 7h30’. Plus d'une centaine de témoins des partis politiques étaient présents dans ce centre. Il n'y a bien entendu pas assez de place pour les accueillir tous dans chaque bureau, ce qui a créé quelque désordre. De petits groupes de témoins ont donc été organisés par la CENI pour assurer une rotation plus ordonnée dans chaque bureau. Pas d'incident majeur n’a été enregistré jusque-là. 

A Kikwit, les centres de vote visités par notre journaliste ont été ouverts à l'heure et le matériel électoral était prêt. Fort engouement des électeurs. Les témoins des partis politiques, observateurs nationaux et internationaux étaient présents. 

Maniema 

Au centre de vote installé dans le complexe scolaire Axam (Kasongo), le vote a débuté à 6h. Des files d'électeurs ont été observées. Tout le matériel électoral était disponible. 239 électeurs avaient déjà voté sur les 2 183 électeurs inscrits dans ce centre qui compte 4 bureaux de vote. Dans les autres bureaux visités par notre correspondant, l'engouement était également important et aucun incident n'a été enregistré jusqu'à présent. 

Au centre de vote Munyangi 2 de Kalima, l'ambiance était plutôt festive, mais il y a une grande agitation des témoins des partis politiques. Ils voulaient tous accéder à chaque bureau au même moment, et comme il y a 50 candidats les témoins étaient nombreux et ils ne pouvaient être tous dans le même bureau de vote. Ces témoins ne semblaient pas tous avoir été formés. Par ailleurs, le vote a bien démarré à 6 heures, et il y a beaucoup d'électeurs. 

A Kindu, les 8 bureaux des deux centres de l'Institut Nyota ont été ouverts à 6 heures. On a alors présenté les urnes aux observateurs, journalistes et témoins. Ensuite, elles ont été présentées ouvertes devant les électeurs puis elles ont été scellées. Tout le matériel était disponible. Le vote s’est déroulé bien jusque-là. 

Equateur 

Dongo : au centre de vote de l'école primaire Ebodomo, les électeurs ont commencé à arriver à 7 heures. Tout le matériel électoral était disponible. Cependant, certains électeurs ne savaient pas où voter et d'autres ne retrouvaient pas leurs noms sur les listes de la CENI. Les témoins de quelques partis étaient présents, ainsi que des observateurs nationaux notamment de l'Union africaine. Il n’y avait pas d'observateurs internationaux. 
Radiookapi.net/LP 

EDITORIAL


La fin et le commencement

Le peuple congolais a voté. Nonobstant quelques incidents parfois graves, liés à l’organisation - arrivée tardive du matériel électoral- surexcitation au regard du poids de l’événement politique, le peuple congolais a accompli son devoir en toute sérénité et responsabilité. Une vraie leçon aux acteurs politiques incapables de s’attarder sur les vrais enjeux des élections, de tempérer leurs ardeurs belliqueuses ; en ne privilégiant que leur gloire personnelle. 

Mais qu’à cela ne tienne. Les jeux sont faits. Quel que soit le résultat, deux faits retiennent l’attention des Congolais et observateurs sereins : la fin d’une époque et le commencement d’une nouvelle épisode. 

En effet, le 28 novembre 2011 marque la fin «d’une longue période de grâce». Cinq ans durant, la gouvernance a été affectée par cette situation de post-conflit, servant de prétexte aux vainqueurs d’hier pour cacher leurs insuffisances. Elle a été émaillée des balbutiements, des tergiversations scandaleuses découlant des alliances porteuses des germes de l’immobilisme et de l’apathie. Situation qui s’est répercutée au sein des institutions nationales. A l’Assemblée nationale, pour ne citer que cette institution, le manque de volonté politique, d’honnêteté intellectuelle, de patriotisme ont aliéné les prérogatives de cette institution. Son rôle de contrôleur de l’Exécutif a été inefficace tant ses recommandations, ses interpellations se sont soldées en eau de boudin. Aucun membre de l’Exécutif n’a été sanctionné au cours de cette dernière législative. L’autorité de l’Etat en a pris un coup sérieux. 

Le commencement d’une nouvelle aventure, celle qui doit consister à gouverner autrement. C'est-à-dire, à consolider le processus de démocratisation, à favoriser l’éclosion des valeurs, à combattre la corruption et le clientélisme, à prendre conscience des défis d’un Etat moderne dans un environnement international en pleine mutation, d’une Nation prospère et d’un peuple au centre de toutes les grandes actions nationales. 

Au plan régional, c’est le moment d’assumer le rôle de la locomotive, de leadership pour que la RDC serve de rampe de lancement à l’Afrique centrale et des Grands Lacs. Fini ces moments de servir de cobaye, de terre fertile pour les Etats parias, mais de moteur de progrès pour la région et de tremplin vers un développement durable en Afrique. Moment crucial donc dans cette perspective de faire de la République démocratique du Congo une Nation compétitive, une interlocutrice valable dans les forums internationaux. C’est le prix à payer dans cette ambition légitime de faire partie du concert des Nations. Oui. Le 28 novembre, c’est la nette ligne de démarcation sanctionnant la fin d’un parcours juvénile, marquant le commencement d’un nouveau départ sénile. Sous le signe de la responsabilité et du pragmatisme politiques. 


 

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